Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Rentrée littéraire : Une semaine de vacances de Christine Angot

une semaine de vacances.jpgEditions Flammarion - 137 pages

Présentation de l'éditeur : Christine Angot a écrit ce court roman comme on prend une photo, sans respirer, sans prendre le temps de souffler. En cherchant la précision, en captant l'instant et le mouvement. Ce n'est pas à nous lecteurs de vouloir en connaître l'élément déclencheur, peu importe de le savoir. On s'aperçoit vite en le lisant que le texte possède en lui-même le pouvoir d'agir avec violence. Il suscite des sentiments dont l'angoisse ne peut être évacuée. Il provoque le saisissement par lequel on reconnaît un des pouvoirs d ela littérature : donner aux mots toute leur puissance explicative et figurative, plutôt que de s'en servir pour recouvrir et voiler. C'est comme si l'écrivain levait ce voile, non pas pour nous faire peur, mais pour que l'on voie et comprenne.

Habituellement je m'évertue à ne pas être injurieuse - sans toutefois être complaisante - à propos des livres qui n'ont pas l'heur de me plaire par égard pour le travail des auteurs. Pourtant, une fois n'est pas coutume, j'ai très envie en ce qui concerne le dernier Angot d'être aussi vulgaire que la putain de la littérature.

Je ne connaissais de l'auteur sulfureuse que sa réputation qui a elle seule suffisait à me convaincre de ne pas amputer ma maigre bourse avec ce genre de fadaises. Je n'ai lu sa dernière abjection que parce que le service de presse m'est tombé entre les mains et que je souhaitais pouvoir parler en connaissance de cause.

J'ai eu beau insister, laisser le bénéfice du doute me disant que le trash n'était qu'une désagréable introduction a quelque chose de sensé, las ! Le verbe cru, la pornographie, la pédophilie suggérée, tout est gratuit. Plus que voyeur, on se retrouve complice de cette roulade auto-satisfaite dans la fange.

Je dois reconnaître que le fait que cette littérature putassière soit éditée depuis si longtemps ne laisse pas de m'effarer. Plus qu'une faute de goût, je crois que l'Angot-ment pour cette plume est une sorte de pose méprisante. Un peu comme ces critiques littéraires ou cinématographiques qui adorent détester les blockbusters (citons par exemple la saga Harry Potter) uniquement pour s'inscrire à contre-courant de la masse.

Si besoin était de conclure, Une semaine de vacances est bien la plus immonde écriture qu'il m'ait été donné de lire. Quand ce n'est pas vulgaire, c'est ennuyeux. Bref, ça n'a aucun, mais vraiment AUCUN intérêt. Angot n'est à la littérature que ce que la vérole est au sexe.

Commentaires

  • J'ai commencé un ou deux "romans" de C. Angot, voici un certain temps. Je n'ai jamais pu dépasser les dix premières pages.
    On se demande vraiment qui peut aimer ce genre d'écrit et comment cette femme est encore saluée par la critique chaque fois qu'elle sort un nouveau torchon.
    De plus, quand un journaliste tente de faire une critique ou de comprendre pourquoi elle écrit, elle le prend mal.
    Elle sera à La Grande Librairie jeudi prochain sur France 5. Je me "réjouis" de voir ce qu'il va se passer.

  • Bonjour Charlotte,

    Votre très saine colère au sujet du dernier "opus" de C. Angot m'a beaucoup plue, par sa sincérité et son honneteté, tout le contraire de cette femme qui me parait être une imposture savamment entretenue dans certains milieux intellochiants. Je n'ai pas eu votre abnégation, lire du Angot, c'est pourquoi je ne ferai pas de billet sur elle, mais la voir en interview jouer son rôle d'éternelle incomprise qui ne veut pas jouer le jeu (mais qui le joue très bien) en surfant en effet sur des sujets aussi graves que l'inceste, la pédophilie et j'en passe m'a toujours dissuadée de la lire. Pourtant, un jour, dans une salle d'attente de je ne sais quel médecin, je suis tombée sur des extraits, dans un journal dit féminin (c'est dire si Mme Angot sait se vendre quand elle veut) de sa romance avec une autre gloire nationale, Doc Gynéco, qui l'avait laissée tomber... c'était affligeant de banalité, de fausse provoc, tout ce que je déteste, comme je déteste aussi ceux qui méprisent les sagas à succès. Il y a de la place pour tout le monde, le scandale n'est pas qu'un Marc Levy ou autre vende autant de livres, le scandale est que tout le monde n'a pas la même couverture médiatique. C'est pourquoi (entre autres) Babelio est intéressant, car il permet grâce aux échanges entre lecteurs d'avoir accès à des pépites que l'on aurait pu rater.
    Bonne soirée et pardon de ma prose aussi longue... :)
    Amitiés

  • Christine Angot est un auteur qui ne me tente absolument pas. Et ta dernière chronique prouve que j'ai peut-être raison de ne pas m'y intéresser. En tout cas, ta critique est constructive. C'est agréable à lire malgré ta déception.

  • eh bien angot en prend pour son grade ! merci car je n'en ai jamais lu mais je ne risque pas de le faire !!

  • Eh bien ! Quelle critique sur la Angot !
    Le livre fait également partie des navets de la sélection d'Evene : http://www.evene.fr/livres/actualite/les-navets-de-la-rentree-litteraire-1169091.php ;)

  • Bonjour Marie-France,

    Effectivement, on se demande ! Je ne l'ai jamais vue en interview, mais si elle est aussi odieuse que son écriture, ça risque d'être quelque chose. Merci pour l'info, je ne raterai pas ça !

  • Bonjour Geneviève,

    Merci ! Il est vrai qu'une telle couverture médiatique, après tant de textes controversés, est assez navrante. ll serait plus louable de laisser un peu de place aux nouvelles plumes qui en manquent déjà cruellement...
    Et oui, vive Babelio ;)
    Pas de souci pour la prose, c'est un plaisir d'échanger !
    Amitiés littéraires.

  • Oui, je me suis lâchée, ah ah. J'avais déjà lu le point de vue d'Evene mais merci quand même. Heureusement, il existe des journalistes qui ne jouent pas le jeu des poseurs !

  • Je te remercie et je ne saurais que te conseiller de continuer dans ton abstinence !

  • Bonjour chère homonyme,

    Sûre qu'elle doit avoir les oreilles qui sifflent ! Je t'encourage à continuer à ne pas t'aventurer dans cette pseudo-littérature.

  • Vous êtes extrêmes mais libres. Christine Angot n'a votre chance concernant sur un point : elle n'est pas libre. Elle porte sa croix. Je ne peux imaginer qu'il s'agisse pour elle d'une "pose". Ce livre n'est pas non plus thérapeutique. Alors par respect pour les milliers de victimes murées dans un silence mortifère, laissez la tenter quelque chose. La critique est affaire de sensibilité plus que de goût. Vous êtes libres et plus de 640 romans paraissent à cette rentrée. Choisissez d'en critiquer un autre et laissez celui-ci dans son tourment intrinsèque !

  • Angot fait des Unes, des radios, des télés et elle serait "murée dans le silence" ? Et je devrais renoncer à ma liberté d'expression sous prétexte de privilégier la sienne ? Original point de vue...

  • 1 - J'évoquais les milliers d'autres victimes murées dans un silence mortifère. L'argument peut être qualifier de facile, mais je crois qu'il est juste. Ce sujet est loin d'être réglé dans nos sociétés.

    2 - Effectivement Angot est très visible médiatiquement. En faire cette critique ne la rend pas moins visible. Raté.

    3 - Ce livre n'est pas plaisant, mais est-ce l'enjeu ? Sa lecture vous a gêné, ennuyé, choqué, dégoûté. Le propos est-il de prendre du plaisir ? Vous avez ressentit le bouquin avec violence. N'est pas l'objectif de l'auteur ? Vous vous sentez complice. N'est ce pas sa volonté ? L'objet du livre ne vous plait pas mais il ne peut pas plaire.

    Dans Angélique, Marquise des Anges" le traitement du viol est presque joli voir érotisant. En cela, Angot rend l'horreur et l'importance de l'inceste. Elle marque. Toujours au cinéma, un film violent ou l'on prend du plaisir (film américain grand public) n'agit pas contre la violence. Voyez "Orange mécanique" et vous aurez avancé sur le sujet. Je suis sorti de la projection avec un sentiment de dégoût mêlé de haine (c'est le lien que je fais avec votre critique). Je n'ai tout d'abord rien compris. J'étais sur les nerfs. J'en voulais à l'auteur. Aujourd'hui je peux vous dire qu'il s'agit d'un grand film sur la violence. Car dans ma vie, bien plus tard, en situation de violence, je comprenais ce que je ressentais (grâce au film) et cela m'a évité de lourdes erreurs. Qui sait si ce livre de Angot peut avoir un impact.

    Ce qui me gêne dans votre réaction s'est de parler de l'auto-satisfaction de Angot. Qu'est ce qui peut vous faire écrire cela ?

    4 - Quant à la liberté d'expression, pourquoi ne pas l'utiliser pour parler d'un autre livre, moins visible médiatiquement, qui vous aurait enthousiasmé et que vous auriez envie de partager ? Le papier pourrait commencer par : "Je n'ai pas aimer le dernier Angot et je ne le conseillle pas (comme cela c'est dit). Je rêve que celui dont je vais vous parler rencontre le même espace dans les médias. Il s'agit d'un jeune auteur..."

  • Je pense être libre de parler de ce dont j'ai envie sur mon site.

    Pourquoi essayez-vous de me convaincre à tout prix en suggérant entre les lignes que je ne suis qu'une lectrice primaire qui n'a pas compris la subtilité du propos ? Est-on forcé d'aimer ce texte sous peine d'être un abruti ? Aucun texte, même moins controversé, n'a jamais fait l'unanimité. Ce n'est certainement pas Angot qui va changer la donne de ce principe de la diversité des goûts et des couleurs !

    Vous me reprochez de parler d'une chose que je n'ai pas aimé. Mais que faites-vous vous si ce n'est reprocher un avis qui n'est pas le vôtre. Pour suivre votre conseil : ne lisez pas ce blog et allez lire les critiques qui vont dans votre sens.

  • Je ne dis pas que vous êtes primaire, une abrutie, ni que vous manquez de subtilité. J'ai évoqué que la sensibilité me semblait prépondérante au gout personnel pour publier une critique de livre. Mais je vous promet n'avoir aucune animosité contre vous. Discuter m’intéresse. Avec des vrai gens qui éventuellement peuvent avoir un avis différent du mien. Émettre une critique à un critique ne me paraissait pas être hors déplacé. Débattre me plait. Je ne tiens pas à vous convaincre. Mais je suis surpris. Vous ne répondez à aucune de mes questions et ne retenez de ce que je dis que des impressions déplaisantes mais fausses pour me bondir dessus. Vous lisez les livres avec autant d'attention ?

    Vous n'aimez pas ce livre. Ok. Mon idée est que personne ne peut aimer ce livre. Ce livre n'est pas aimable. La façon dont vous le vomissez montre qu'il a fonctionné avec vous. Si vous publier un texte relatant un coït avec votre amoureux, il s'agit d'exhibitionnisme et, pour le peu que vous adoptiez un langage cru, vos attaques serait bienvenues. Ce qu'il se passe entre un violeur et sa victime est intime, car partagé par eux deux seulement. Il s'agit vous en conviendrez d'une intimité monstrueuse. Publier un texte comme l'a écrit Angot revient à casser ce lien. Cela a du sens. Les goûts et les couleurs, cela se passe ailleurs.

    Je vous souhaite de continuez votre travail passionnant avec, si possible pour votre confort des internautes criant au génie à vos texte. Ecrivez-vous d'autres choses ?

    Enfin par honnêteté intellectuelle, je dois vous dire et cela vous amusera peut-être, que je n'ai pas lu le livre de Angot. J'ai simplement réagit à la haine que vous exprimiez envers une personne. Un livre ne doit pas mener là. Il ne s'agit pas de "mein kampf" (qui fût d'ailleurs très populaire en son temps).

    PS : désolé pour l'orthographe de mes messages. J'ai écrit vite et je vois à la relecture que je n'ai pas le niveau de votre blog.

    PS1 : Si je comprend votre dernière phrase, je ne suis pas le bienvenu sur votre blog et la raison en est votre la liberté d'expression. Votre blog, j'y suis venu par hasard en cherchant , figurez vous, un article sur Christine Angot. Elle aura au moins permis de nous écrire.

  • Dans votre premier commentaire, vous dites que nous (les commentateurs de l'article et moi-même) sommes irrespectueux pour les victimes et Angot. Difficile sur ces bases d'établir un dialogue ouvert, je trouve.

    Je ne cherche pas à casser la visibilité de l'auteur - qui est certes suffisante -, je ne suis donc pas contradictoire dans ma critique négative. Si je suis votre logique de ne parler que des choses que l'on aime (donc de m'interdire de parler d'un livre que je désapprouve), alors les victimes ne doivent pas s'exprimer. Un peu contradictoire non ? Quoiqu'il en soit, je suis ouverte à toute discussion, je n'ai pas ouvert ce blog pour que l'on me brosse dans le sens du poil... A condition que le respect soit au rendez-vous.

    Pour répondre à vos questions, je parle de l'auto-satisfaction d'Angot car elle se complaît dans une littérature provocante. Elle peine visiblement à se renouveler et est très vindicative lorsqu'on n'admire pas son travail. Je comprends bien que le but de ses écrits ne soient pas de plaire, d'offrir de l'évasion, etc. Mais qu'apporte-t-elle ? Elle ne donne pas la parole aux victimes, elle l'accorde aux bourreaux.

    Je pense pouvoir affirmer que oui, je lis les livres avec attention. Je ne me permets pas personnellement de parler de ce que je ne connais pas. J'avais bien compris votre absence de lecture quand vous avez évoquer l'inceste dont il n'est nullement question dans cet ouvrage, contrairement à ce qu'affirment certains articles de la presse qui pose donc sans avoir lu.

    Pour ce qui est de ce que j'écris : avant de devenir libraire, j'ai été rédacteur-secrétaire de rédaction puis concepteur-rédacteur. J'ai vécu de ma plume et maintenant je me cantonne au blog. Je ne vous tiendrai pas rigueur de l'orthographe, ce site en est bourré... Les fautes de frappe sont légion.

    S'agissant de votre référence à Mein Kampf, je vous invite à faire des recherches sur la Loi de Godwin... Je suis sûre que cela vous fera sourire même s'il s'agit d'un petit tacle de ma part.

    J'espère avoir répondu à l'ensemble de vos questions (peut-être en ai-je oublié mais vos commentaires sont longs). Je ne vous chasse aucunement, je ne faisais que suivre votre logique. Je suis toujours ravie d'accorder du temps à répondre aux personnes qui prennent la peine de lire mes billets sans prétention qui n'engagent que moi. J'apprécie juste les formes - ce qui ne veut pas dire les ronds de jambe.

    A bientôt peut-être.

  • Je tente la concision
    Je suis heureux ce matin. Je vous remercie d’avoir fait quelques pas. J’enrageais de notre incapacité à communiquer. Je souffre de n’être pas compris (point commun avec Angot ?).
    Mon premier message ne se voulait ni irrespectueux, ni agressif. Cela montre le chemin entre la chose pensée, la chose écrite, la chose lue et la chose comprise (encore un point commun ?). Pardonnez-moi pour ce que vous avez ressenti.
    Vous êtes une « victime » de Angot. La thèse est intéressante. Elle, victime de son père, devenu « bourreau » de ses lecteurs, leur imposant des atrocités. Vous devenez alors « son bourreau » par une critique non pas du texte mais de l’auteur. Pourquoi pas ? Aurait-elle voulu réagir face à son bourreau comme vous le faites ? La jeune fille du livre ne réagit pas, n’est-ce pas ? Aurait-elle voulu le faire ? Vous le faites. Elle vous a poussé à réagir. Elle a libéré votre parole dans un déséquilibre qui vous met en danger de violence, de débordement.
    J’aurais eu tendance à pardonnez mais mon reflexe judéo-chrétien est peut-être une erreur.
    Je ne connaissais la Loi Godwin. Intéressant. Cette loi fait référence aux arguments tendant à accuser son interlocuteur de nazi quand on est à bout d’argument. Mais vous avez compris que ce n’était pas du tout mon propos. Je ne manque pas d'argument.

    Pensant combler une lacune sur la beat generation, je lis Kerouac, "Sur la route". Je suis très déçu. La route du lecteur est pavée d’embûche. Les embûches sont parfois les pavés les plus "visibles". Combien de livres inconnus auraient pu changer notre vie, Charlotte ? Que de temps perdu...je vais me lancer à sa recherche.

    La concision fût un vœu pieu.
    Bonne journée.

  • Oui, il est quand même plus agréable de tenter le dialogue... Même si nous ne serons jamais d'accord sur le sujet Angot.

    En revanche ! Je vous rejoins sur Kerouac. Malgré des envolées magnifiques sur le jazz, l'ensemble est un peu long et il ne se passe pas grand chose de passionnant. L'engouement pour ce texte est assez surprenant. Il s'explique plus par l'idée revendiquée que par la forme elle-même je pense.

    Je préfère choisir de dire que de nombreux livres connus ou moins "pourront" nous changer. Le verre à moitié plein, toujours !

    Je ne vous reproche pas votre manque de concision. Peut-être est-ce préférable pour mieux se comprendre. Mais ne me reprochez plus de ne pas répondre à tout ah ah ! Difficile de ne pas en oublier en jouant avec la roulette de la souris.

    A bientôt.

Les commentaires sont fermés.