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19/08/2012

Rentrée littéraire : Tout va très bien de Charles Chadwick

tout va très bien.jpgA paraître le 5 septembre 2012

Editions Jacqueline Chambon - 813 pages

Présentation de l'éditeur : Tom Ripple est un type qui ne fait pas de vagues. Anglais moyen, il porte un regard singulier sur son existence banale. Marié à une femme socialement très engagée il trouve plus reposant de se contenter de la vie plus ou moins telle qu'elle est. Rien ne le ravit tant que le petit train-train satisfait, la routine au ronron attachant. Il n'est pas non plus porté à vouloir découvrir la source et le sens des choses. Pourtant, sans raison apparente, il se met un jour à consigner sa vie par le menu. Avec un mélange d'honnêteté et de maladresse, d'humilité et d'autodérision, il raconte son quotidien de banlieusard sans histoire dans l'Angleterre des années 1970, ses relations avec ses voisins, son mariage qui se désagrège, ses enfants qui s'éloignent, la vie du petit village du Suffolk dans lequel il élit domicile, ses amours déçues, son retour à Londres, puis son ultime retraite dans une station balnéaire, la santé qui décline, les souvenirs qui refluent, et la fin d'un millénaire qui semble se confondre avec ses derniers jours. Ecrit sur vingt années et publié par un jeune auteur de soixante-dix ans, Tout va très bien compose une singulière et attachante épopée du quotidien. Avec ce gigantesque roman qui commence par une anecdote griffonnée sur un bout de papier et s'achève comme un monument destiné à entretenir un souvenir qui s'estompe, Charles Chadwick a écrit le grand monologue de l'homme ordinaire.

Abandon en page 44. Si la jaquette ne m'avait pas vraiment émoustillée, j'avais décidé de laisser une chance à ce pavé, n'ayant jusqu'à présent jamais été déçue par les Editions Jacqueline Chambon (Roman de l'au-delà, La couleur des sentiments, Les descendants, La grande fête...).

Malheureusement, j'ai trouvé le texte aussi terne que sa présentation. Le narrateur se perd dans ses tergiversations intérieures qui sont tristement ordinaires, comme promis. Même le soupçon d'humour anglais n'aura pas suffit à me convaincre de persister un tant soit peu, des fois que. Je dois bien avouer que ma décision de n'accorder que quelque cinquante pages à ce récit (ce qui, j'en conviens, est un peu juste) est grandement liée à l'absurdité - ne mâchons pas nos mots - du format. Etant handicapée du dos, ce parpaing littéraire était une véritable torture ; rédhibitoire ! Occasion m'est donnée de rappeler aux éditeurs que le poids des ouvrages est, en librairie, une critique récurrente et un frein à l'achat pour les clients âgés ou invalidés.

20:12 Écrit par charlotte sapin dans Bio/autobiographie, Citation, Culture, Littérature anglaise, Livre, Première oeuvre, Roman, Roman épistolaire, journal | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it!

Commentaires

Bonjour,
plus de 800 pages, c'est un pavé, oui, mais l'éditeur n'est pas censé amputé de 400 pages l’œuvre d'un écrivain juste pour vous faire plaisir. Vous me répondrez qu'il aurait pu être édité en 2 volumes sauf que certains auront tôt fait de crier au scandale du fait de payer 2 livres au lieu d'un.

Écrit par : Pollux | 18/09/2012

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Ce n'est pas histoire de ME faire plaisir. Ayant été libraire, je suis bien placée pour avoir entendu les nombreuses remarques de clients qui renoncent à acheter des livres trop volumineux pour cause d'incapacité à les porter. Mon handicap m'a permis de comprendre cet argument qui, jeune et en bonne forme que vous devez être, vous passe littéralement au-dessus de la tête.
Mais comme vous le dites et comme vous le faites si "bien", effectivement il y a toujours des gens pour râler. Pourquoi ne pourrais-je le faire moi aussi ?
Une lecture attentive de ma chronique montre toutefois que cet argument n'est que la raison secondaire de mon abandon. Si le récit avait eu l'heur de me captiver, je me serais fait violence.

Écrit par : charlotte à Pollux | 19/09/2012

"cet argument qui, jeune et en bonne forme que vous devez être, vous passe littéralement au-dessus de la tête" : détrompez-vous : je ne suis pas jeune , mais en bonne forme, et cet argument ne me passe littéralement au-dessus de la tête, puisque je travaille dans une médiathèque.
Râler c'est bien, avancer des solutions, c'est mieux. Mais je me doute bien que votre post n'avait pas ce but premier.

Écrit par : Pollux | 19/09/2012

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Ah, mais comme vous vous en doutez certainement tant cela transpire dans votre propos, je n'ai aucune idée. Puisque râler est inutile (pourtant c'est ce que vous vous contentez de faire depuis que vous êtes sur ce blog), pourquoi ne pas créer votre propre site pour proposer des solutions ? Un blog anonyme évidemment puisque comme toutes les personnes qui viennent incendier les propos d'autrui, vous vous voilez d'anonymat.
Et sinon, vous êtes de la famille de l'auteur pour être si impliqué ou c'est une aigreur gratuite naturelle ?

Écrit par : charlotte à Pollux | 19/09/2012

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C'est surprenant, mais toujours aussi désopilant de constater l'interprétation que l'on peut faire de quelques propos... (Exemple : je dis : râler c'est bien, vous répondez "puisque râler est inutile").
Et pis d'abord je ne râle pas.
J'ai d'autres chats à fouetter (dont le mien) que d'entretenir un blog.
De plus je ne donne pas mes coordonnées à n'importe qui.
Je ne suis ni pyromane ni musulman(e).
But s..t ! I am démasqué ! C'est moi Marcel Chadwick : le neveu du cousin du grand-père de l'auteur !
Et voilà au moins un truc qui ne me coûte rien et qui est bio : mon aigreur.
Après avoir autant transpirer pour écrire ces quelques lignes/idioties, je vais aller me rafraîchir.

Écrit par : Pollux | 20/09/2012

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Vous êtes surpris et trouvez désopilant de constater l'interprétation de vos propos. Sachez qu'en communication (l'objet de mes études donc je sais de quoi je parle), si le message est mal compris, la responsabilité en incombe à l'émetteur. Relisez donc vos commentaires et avec un brin d'objectivité - je doute que vous en soyez capable mais j'entretiens une naïve et inextinguible foi en la capacité humaine à évoluer, dans l'acception positive du terme -, vous conviendrez qu'ils sont méprisants pour ne pas dire hostiles.
Avant de mettre un terme définitif à cette "discussion" puisque je répugne à l'échange avec des personnes stupides et racistes, je vous invite à vous documenter sur la Loi de Godwin que l'on pourra étendre à vos propos stigmatisants tellement d'actualité... Manifestement, vous avez suffisamment de temps à perdre pour déverser une haine absurde et improductive.
Et non je ne suis pas n'importe qui, j'assume ce que je suis et ce que je pense. Je suis Charlotte Sapin. Et vous, Pollux, qui vous prenez pour un héros, une étoile, vous n'êtes personne. Je vous méprise.
Merci de ne plus perdre votre précieux temps à salir mon blog par vos propos. Vous n'êtes pas le bienvenu.

Écrit par : charlotte à Pollux | 20/09/2012

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