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Rentrée littéraire : L'Esprit de mes pères de Patricio Pron

A paraître le 29 août 2012l'esprit de mes pères.jpg

Editions Flammarion - 207 pages

Présentation de l'éditeur : Au chevet de son père mourant, un jeune écrivain argentin découvre que son père nourrit depuis des années une véritable obsession pour un homme assassiné dans de mystérieuses circonstances en 2008. Sans le vouloir, il se lance sur les traces de son histoire familiale en cherchant à comprendre pourquoi son père traquait le moindre indice concernant ce fait divers. D'une écriture incisive, presque chirurgicale à la façon d'un Truman Capote, Patricio Pron met en scène les malaises d'une société argentine toujours malade de son passé. Ce n'est plus son histoire ni celle de son père qu'il raconte mais la douleur de toute une génération d'enfants en attente de réponses, si douloureuses soient-elles.

L'auteur a été lauréat de Premio Jaén de Novela pour ce livre qui a été désigné par la Fondation José Manuel Lara comme l'un des cinq meilleurs romans publiés en Espagne en 2011. Il a également été désigné comme l'un des vingt-deux meilleurs écrivains hispaniques du moment par la revue anglaise Granta.

Une fois encore, je m'inscris à contre-courant de la critique puisque je me suis profondément ennuyée à la lecture de cet ouvrage. Ni les antagonismes familiaux, ni la douloureuse histoire argentine, ni le mystère de l'enquête ne sont à mes yeux exploités. L'auteur ne fait qu'effleurer ses sujets qui s'entremêlent sans véritable lien ni réel intérêt. Le rythme est lentissime et le style, volontairement écorché dans la restitution des articles de presse, est assez insupportable. Sans compter les délires fiévreux du narrateur qui tombent comme un cheveu sur la soupe et n'en finissent plus. L'auteur semble s'empêtrer dans des trames incohérentes pour raconter le déni d'une époque trouble qui a meurtri des générations.

Je suis peut-être passée à côté de ce roman mais quand bien même le fond m'aurait échappé, la forme de son écriture est vraiment trop spéciale, au sens péjoratif du terme.

En somme, assommant.

Extraits :

(...) cette identification m'envahissait brutalement, comme si ma mémoire, au lieu d'évoquer ce souvenir, le régurgitait.

...

Les parents sont les os sur lesquels les enfants se font les dents.

Juan Domingo Perón

Commentaires

  • Effectivement, ce n'est pas du tout ce que j'en avais entendu dire jusque-là ;-)
    Je vais donc patienter un peu et attendre de récolter un maximum d'avis avant de prendre ma décision.

  • J'ai farfouillé mais impossible de trouver quoi que ce soit comme avis sur internet. Je voulais essayer de comprendre ce qui m'avait échappé mais j'attendrai également pour comparer ;) Mais je reste inébranlable sur le style : beurk !
    Que t'en a-t-on dit ?

  • c'est franchement un blog très bon. De la sorte j'envoie cette news sur sur mon reseau

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