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Comment j'ai raté la rentrée littéraire

Etrange me direz-vous de rater un évènement qui n'a pas encore eu lieu. Et pourtant.

Dans un passé pas si lointain, j'étais libraire. Et être libraire, a fortiori dans une boutique où les conditions de travail sont, pour diverses raisons techniques et humaines, rendues encore plus difficiles que ce que la fonction exige de manière inhérente, être libraire donc, c'est s'exposer à des problèmes de dos.

Dans mon cas, pour diverses raisons techniques, humaines et dégénératives, mes problèmes de dos se sont mués en handicap. Exit la librairie ! Si je jouis encore du statut de libraire le temps que mon accident de travail soit résolu, ce n'est que provisoire. Le sursis de l'handicapée en attente (de plus en plus désespérée) de consolidation qui sera déclarée inapte et deviendra par le fait handicapée ET chômeuse, en somme. Le rêve de tout un chacun, isn't it ?...

N'étant plus par conséquent libraire que de manière théorique, je n'ai plus accès aux services de presse, c'est-à-dire aux manuscrits en avant-première.

Si dans les années précédentes, j'ai pu m'enorgueillir de lire et critiquer ici-même des livres que peu de personnes avaient entre les mains et placer ainsi mon blog au top de l'actu, il n'en sera plus rien désormais. Je redeviens une simple lectrice, sans priviliège et au pouvoir d'achat d'autant plus limité que les problèmes de santé s'accompagnent malheureusement inévitablement de problèmes financiers liés entre autres aux dépassements honoraires abusifs des médecins du secteur II qui font polémiques actuellement.

Curieux pourrait-on penser de regretter ces mêmes livres qui m'ont coûté la santé. Mais on est bibliophage ou on ne l'est pas. Et puis lorsque l'on est contraint de passer sa vie allongée, le livre est un peu l'un des rares compagnons de galère possible...

Voilà donc le S.O.S. d'une lectrice en détresse qui regrettera ses services de presse.

Mais cette vanité n'est que passagère. Ne jamais oublier qu'à chaque chose, malheur est bon. N'étant plus "captive" de cette course folle au prochain bouquin, je me réjouis de faire partager prochainement mes critiques de classiques et nouveautés poches dont la lecture était sans cesse remise à demain.

(A moins bien sûr que de gentils éditeurs me prennent en pitié et me fassent parvenir les trésors littéraire de demain... On a le droit de rêver.)

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