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Le demi-frère de Louise Tremblay d'Essiambre

Guy Saint-Jean Editeur - 477 pagesle demi-frère.jpg

Présentation de l'éditeur : Un an de bonheur... Toute une année que Raymond Deblois a passée auprès d'Antoinette, son autre amour, dans le Connecticut. Sa femme Blanche enfin écartée et internée, il a pu emmener Anne, sa plus jeune fille, et tenter de rebâtir un foyer. Jason, ce fils d'un autre lit, grandit enfin près de son père... Mais le destin n'est pas tendre avec les Deblois et Blanche a su ramener ses filets : la maison de Montréal est à nouveau pleine de bruits, de fureurs, d'espoirs trahis, d'amours déçues. Charlotte hésite encore à choisir l'homme de sa vie. Emilie, au bord de l'explosion, rêve toujours de voir son ventre s'arrondir. Quant à Anne, elle vit très mal ce retour précipité : parviendra-t-elle à prendre son envol sans qu'on lui brise les ailes ? Ses premières amours lui révéleront bien des surprises... Et Jason, la pièce manquante de ce puzzle, n'a pas dit son dernier mot...

Je m'aperçois plus que tardivement que je n'ai jamais chroniqué le quatrième et dernier tome de la saga québecoise Les soeurs Deblois. Occasion m'est donc donnée de rattraper mon omission et de remettre en avant cette superbe tétralogie, idéale lecture pour accompagner l'été.

Le demi-frère fait suite et fin à Charlotte, Emilie et Anne (oui, oui, comme les trois soeurs Brontë, ce qui a achevé de me convaincre de lire ce roman-fleuve, en plus du fait que le premier tome porte mon prénom). Et quel dénouement ! Les tourments s'apaisent enfin et l'on découvre les chemins pris par l'ensemble des individus dont on a suivi les parcours chaotiques.

Alors certes, d'aucuns trouveront l'ensemble et surtout ce dernier tome un tantinet doucereux, mais un livre, pour être bon, doit-il forcément être sérieux et triste de bout en bout ? La happy end doit-elle forcément souffrir d'une image ringarde ? D'autant que les protagonistes, tous autant qu'ils sont, méritent bien un peu de sérénité après tout ce que l'on a traversé avec eux au fil des tomes.

Pour ma part, l'ensemble est une totale réussite. Les personnages sont touchants, les intrigues sont captivantes et l'on regrette presque qu'il n'y ait pas plus de quatre volets.

Au risque de me répéter, les auteurs québécois n'ont vraiment pas leur pareil pour les histoires de familles. Si, jusqu'à présent, ma référence indétrônable en la matière est la trilogie Le goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde, Florent) de Marie Laberge, Louise Tremblay d'Essiambre la suit de peu. Le petit plus de ces livres résidant dans le charme des expressions québécoises, aussi dépaysantes que grisantes.

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