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Délicieuses pourritures de Joyce Carol Oates

culture,littérature,livre,roman,citation,etats-unis,usaEditions J'ai lu - 126 pages

Présentation de l'éditeur : Un campus féminin, dans la Nouvelle-Angleterre des années 1970. Gillian Bauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, tombe amoureuse de son charismatique professeur de littérature, Andre Harrow. Celui-ci a décidé de faire écrire et partager en classe à ses élèves leur journal intime. Et gloire à celle qui offrira son intimité en pâture ! Anorexie, pyromanie, comportements suicidaires... un drame se noue. En son centre, l'épouse du professeur, énigmatique sculptrice qui collectionne la laideur.

Après une première déception à la lecture de Fille noire, fille blanche, j'ai laissé sa seconde chance à la célèbre et plébiscitée Joyce Carol Oates. Le verdict n'est pas plus glorieux que le premier.

J'aurais tendance à dire qu'Oates est une sorte de Nothomb version américaine dans le sens où elle est productive mais peu prolixe et ces multiples romans courts s'appuient sur des ressorts assez convenus, sans grande originalité bien que le verbe soit riche et la formule précise. Je ne suis pas très fan de notre Amélie nationale mais Joyce Carol Oates est - selon mes critères totalement subjectifs - encore plus désagréable à lire du fait d'un recours systématique au machiavélisme, à la perversion, au sulfureux.

Ici encore donc l'atmosphère créée est détestable. Débauche, dépravation, déviance se tirent la bourre et cette avalanche de pourritures n'a rien de délicieuse. Si j'osais, j'irais même jusqu'à dire que cette littérature est nauséabonde.

Extraits :

NOUS SOMMES DES BÊTES ET C'EST NOTRE CONSOLATION

...

NE VOUS FIEZ PAS AUX APPARENCES NI A CE QU'IL Y A DERRIERE

...

"Lawrence est la poète suprême du l'Eros. Pa de récrimination, pas de reproche, pas de culpabilité, pas de "moralité". Car qu'est-ce que la "moralité" sinon une laisse autour du cou ? Une corde ? Qu'est-ce que la "moralité" sinon ce que les autres veulent que vous fassiez pour leurs propres raisons égoïstes et informulées ? (...) Lawrence nous enseigne que l'amour - l'amour sensuel, sexuel, charnel - est notre raison d'exister. Il détestait l'amour de "devoir"... pour les parents, la famille, la patrie, Dieu. Il nous dit que l'amour devrait être intense, individuel. Pas illimité. Cet amour illimité sent mauvais."

...

Les aphorismes de Nietzsche, déclamés staccato : "Ce qui est fait par amour se fait toujours par-delà le bien et le mal" ; "Il n'y a pas de phénomènes moraux, seulement une interprétation morale des phénomènes."

Commentaires

  • Je partage totalement ce point de vue.
    Moi aussi je vais laissé une seconde chance à l'auteure en essayant de lire "Les chutes".
    http://animallecteur.canalblog.com/archives/2010/10/09/19285494.html

  • Je vois ça. Je doute que cette deuxième chance soit concluante mais je ne peux qu'adhérer à votre démarche que je pratique moi-même comme vous l'aurez compris. Bon courage et n'hésitez pas à me tenir informée de votre nouvelle opinion. Merci de votre visite et à bientôt.

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