Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Le secret de Frédéric Lenoir

le secret.jpgEditions Albin Michel - 157 pages

Présentation de l'éditeur : "Emilie fut la seule à remarquer que son fils avait dans le regard quelque chose de nouveau, d'indéchiffrable, une lumière impalpable qui lui rappelait ce bonheur intérieur qu'elle-même ressentait lorsqu'elle allait visiter son propre secret. Elle sut que Pierre taisait l'essentiel, mais elle resta silencieuse". Que s'est-il donc passé dans la vieille vigne abandonnée où l'on a retrouvé Pierre Morin inanimé après deux jours d'absence ? Dans le village, tous s'interrogent, se passionnent et cherchent à percer à tout prix son secret. Avec ce récit captivant d'un genre tout à fait nouveau, aux frontière du conte philosophique et du roman à suspense, Frédéric Lenoir nous offre une parabole sur les choix et les valeurs essentielles de notre existence.

Frédéric Lenoir est un auteur que l'on trouve habituellement au rayon religion. Peu de chances a priori que je lise un de ces livres. Si besoin est de le rappeler, il ne faut jamais dire "Fontaine...". C'est donc à l'occasion de l'opération été du Livre de poche que j'ai eu l'occasion de découvrir la plume de cet auteur qui donne aussi dans le roman court (même si bien sûr, un de ses personnages est un prêtre).

Le secret est une magnifique histoire pleine de poésie, de douceur, de délicatesse... et aussi de cruauté. Avec un magnifique crescendo dans le suspens, Frédéric Lenoir fait de son roman un véritable page turner et nous dresse un portrait sans concession de la bonté comme de la bassesse humaine. Plus qu'un roman, c'est une réflexion philosophique sur le matérialisme et la cupidité tout autant qu'une ode aux merveilles de la Nature.

Chaudement recommandé, pour tout public.

Extraits :

Pierre aimait surtout s'étendre dans l'herbe, à une courte distance de la rivière, fermer les yeux et écouter le chant de la nature. L'écoulement de l'eau formait une sorte de grondement continu sur lequel venaient danser une multitude de voix les plus variées : le cri aigu du pinson, le sifflement du vent dans le feuillage des peupliers, le piaillement des mésanges, le frêle grésillement d'une sauterelle. Il lui arrivait d'être si intensément présent à cette symphonie pastorale qu'il se sentait fondre dans cet univers de sons jusqu'à perdre toute conscience de lui-même : il ne faisait plus qu'un avec l'eau, le vent, le chant des oiseaux. Il n'était plus dans la nature, il était la nature.

...

Il craignait que l'homme n'en vienne progressivement à ne plus savoir savourer les plaisirs humbles et profonds de l'existence pour devenir un perpétuel insatisfait, toujours en quête de nouvelles possessions.

...

Où est ton trésor, là aussi sera ton coeur.

Matthieu, 6, 21

Les commentaires sont fermés.