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Jeanine de Reiser

jeanine.jpgEditions Glénat - 70 pages

Présentation de l'éditeur : Portrait d'une femme libérée toujours aussi savoureux, provocateur. Et lucide. Dans un monde étriqué où la Femme est censée rester à sa place (c'est-à-dire derrière sa gazinière), Jeanine a décidé de résister. Donc Jeanine va de mec en mec, n'élève qu'à demi ses nombreux enfants et laisse s'accumuler la vaisselle sale. Mais ce n'est pas tout. Car Jeanine est menteuse, paresseuse, vulgaire jusqu'à pousser l'insulte au rang de discipline artistique, buveuse, joueuse, bref : tous les défauts ! Enfin, c'est ce que pensent les mecs, terrifiés face à cette femme ultra-libérée. Mais aussi les vieilles rombières, jalouses de sa liberté de ton et d'actes. Car elle a tout compris, Jeanine. Et Jean-Marc Reiser, aussi, qui sous ses dehors volontiers provocateurs compose ici une ode à la féminité triomphante, doublée d'une charge magnifique contre la veulerie masculine. Une oeuvre qui comme son héroïne n'a pas pris une ride.

Si, de manière générale, les bandes dessinées de Reiser m'ennuient et me rebutent à force de vulgarité, j'ai un vrai faible pour Jeanine.

Jeanine est certes une femme grossière de bien des manières doublée d'une mère indigne. Mais Jeanine s'assume et elle est libre. Si Reiser chante de manière paroxysmique l'émancipation de la femme, il lui rappelle par ce jusqu'au-boutisme que point trop n'en faut ! Les côtés orduriers, vils et veules de cette drôle de nana et de ses nombreux amants sont parfaitement mis en scène pour le plus grand plaisir des zygomatiques.

Adeptes de la bienséance s'abstenir, shocking !

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