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L.A. Story de James Frey

la story.jpgEditions J'ai lu - 701 pages

Présentation de l'éditeur : Les trottoirs de Hollywood Boulevard, Melrose Place ou Mulholland Drive résonnent d'une foule de visages anonymes venus rêver d'une vie meilleure. Parmi eux, Maddie et Dylan, un jeune couple en fuite ; Old Joe, le clochard de Venice Beach, ou encore Esperanza, cette jeune et brillante Mexicaine qui, d'humiliation en humiliation, voit s'éloigner ses espérances. Tous croient en la puissance de la cité des Anges - ville du crime, du show-biz et de la mafia. Et tous se cognent contre les murs. Car dans cette odyssée urbaine, Los Angeles n'a que faire du rêve américain.

Avec Le dernier testament de Ben Zion Avrohom, James Frey avait marqué mon esprit de sa plume corrosive et subversive. Je ne pouvais pas n'en pas lire un autre. Mon choix s'est porté sur celui-ci après de chaudes recommandations.

Pfiou ! Une fois de plus, ça décoiffe. Contrairement au Bûcher des vanités de Tom Wolfe qui se veut la bible romanesque new yorkaise alors que c'est juste boring, L.A. Story est l'essence même de la cité des anges, bien loin des clichés à la Beverly Hills & Cie. C'est trash, désenchanté, violent et dégradant derrière les paillettes et ça sonne juste. Frey nous décrit ici le cauchemar américain par le prisme de losers magnifiques et renforce le choc entre le rêve et la réalité en intercalant des chapitres retraçant l'histoire de la ville tant convoitée où se glissent des statistiques à faire froid dans le dos.

C'est captivant, édifiant et ça remet les idées en place. Et un page turner de plus, un !

James Frey rentre définitivement dans mon top ten des auteurs américains incontournables au sens incomparable de la narration.

Extrait :

Il y a approximativement 1 200 000 étudiants dans le comté de Los Angeles. Huit pour cent sont noirs, vingt pour cent latinos, treize pour cent asiatiques, douze pour cent viennent de l'étranger. Quarante-cinq pour cent de ceux qui entrent à l'université en sortent avec un diplôme. Les établissements les plus importants sont l'université de Californie à Los Angeles, avec 37 000 étudiants, et l'université d'Etat de Californie à Long Beach avec 31 000 étudiants. Le Hebrew College Union en possède 57, la Rand School of Policy en à 60. L'une d'entre elles à un budget annuel de 800 000 dollars. Une autre un budget de 1 milliard 700 millions. Il y a dix facultés de droit à Los Angeles, deux facultés de médecine, deux facultés de chirurgie dentaire, et treize séminaires. Cinquante-six universités délivrent des diplômes de professeurs, deux des diplômes d'astrophysique théorique avancée. Au total, les départements couvrent plus de six cents sujets, dont la production de sirop d'érable, la musicologie homosexuelle, le nazisme, la danse du Péloponnèse, le phallus, le terrorisme non violent, la psychologie solaire, la thérapie des rêves brisés ainsi que la conception et la production des séries télé.

Une fois leurs études terminées, s'ils les terminent, certains étudiants retournent dans les cinquante Etats et cent quatre-vingt-dix pays d'où ils sont venus. Mais soixante pour cent d'entre eux restent à Los Angeles. Ils travaillent dans tous les métiers possibles, dans tous les domaines, bien que moins de trois pour cent de tous les étudiants diplômés de toutes les universités de Los Angeles travaillent dans leur domaine spécifique. Ils rejoignent une force de travail de sept millions d'autres diplômés, la deuxième force de travail de diplômés du troisème cycle au monde.

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