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Amore 14 de Federico Moccia

amore 14.jpgEditions Calmann-Lévy - 601 pages

Présentation de l'éditeur : Amore 14, c’est le journal intime de Carolina, une adolescente de quatorze ans qui vit à Rome. À ce cahier, elle confie tout, ses doutes et ses espoirs, ses relations avec ses meilleures copines, les disputes dans la famille, notamment entre son frère aîné et son père. C’est vers son journal qu’elle se tourne quand son grand-père meurt, et quand son frère quitte la maison familiale après une violente scène avec son père. Mais la vie de Carolina, c’est aussi des coups de coeur. Notamment pour Massimilliano, qu’elle a rencontré dans un magasin de disques. Un seul regard et c’est le coup de foudre ! Une vision étonnante de réalisme et de candeur, qui dit tout sur l’allégresse des premiers troubles de l’adolescence, sur ses cruelles désillusions aussi, avec une exquise tendresse...

De plus en plus de livres sont édités avec deux couvertures : l'une pour le rayon jeunesse-jeunes adultes, l'autre pour le rayon littérature grand public.

S'agissant d'Amore 14, cette double déclinaison souligne le fait que ce choix marketing n'est pas forcément pensé pour le public mais davantage pour des intérêts financiers. En effet, le roman de Federico Moccia, aussi qualitatif soit-il, n'a pas vraiment sa place dans la littérature adulte. Formidablement bien écrit, drôle, émouvant, il n'en reste pas moins un livre à destination des jeunes demoiselles. Certes, il offre aux grandes filles l'occasion de se replonger dans leurs émois adolescents mais bon.

Quoiqu'il en soit, ce journal intime est une bien jolie plongée dans l'âge des coups de coeur, de l'amitié à la vie à la mort, des espoirs, des doutes, des conflits parents-enfants ou frères-soeurs et tout et tout. Son héroïne peut s'avérer une très bonne amie pour accompagner les adolescentes un peu perdue dans cet âge tourmenté. D'une point du vue adulte en revanche, Carolina est un peu trop réfléchie pour son âge - ce qui en fait une jeune fille parfaite au goût des parents mais pas tout à fait crédible - et un peu trop libre de sortir comme bon lui semble - peut-être l'éducation est-elle différente en Italie... Tout en étant moral, ce roman n'en reste pas moins actuel, moderne et sans tabous. Loin d'être cucul, il est divertissant, vivifiant, intelligent, même s'il est un chouilla trop rose.

Au final, pour les parents soucieux de mettre des lectures éclairées entre les mains de leurs filles sans les barber, ce livre est tout ce qu'il y a de plus adapté.

Extraits :

Septembre, j'aime bien aussi parce que tu peux te rappeler ton été. Et quel été ! L'été de mon premier baiser. OK. D'accord, ce n'est pas un titre original, mais je crois que rien n'est extraordinaire dans la vie d'une personne, sauf justement pour cette personne.

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Et vous riez encore plus fort. Vous vous regardez, tout vous fait rire, alors tu ris, tu ris et tu ris encore, et le destin a l'air d'accord avec toi, ça vaut la peine de rire un bon coup. Voilà, aujourd'hui encore, je crois que c'est un de mes meilleurs souvenirs, parce qu'on a passé un après-midi à rire tellement qu'on en avait mal au ventre. Pendant ces moments, il n'y a rien de plus beau que ces rires, tu oublies ce qui va mal et tu te sens en paix avec le monde. Alors tu arrêtes de rire, jusque encore quelques éclats nerveux, mais ensuite tu te sens satisfaite, tu soupires un grand coup, de soulagement. Voilà, c'est ça, la vie, rire comme ça, avec quelqu'un que tu aime et de qui tu te sens aimée.

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Mais parfois, il faut savoir résister à l'envie de passer un coup de fil , parce que l'autre est énervé et qu'il peut avoir besoin d'être seul, de ne parler à personne, même pas à ceux qui l'aiment.

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"Certes nous étions jeunes, nous étions arrogants, nous étions ridicules, nous étions excessifs, nous étions irréfléchis, mais nous avions raison."

Abbie Hoffman

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"La liberté n'est pas le fait de choisir entre blanc et noir, mais de se soustraitr à ce choix prescrit."

Adorno

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Comme je dis toujours, chacun se comporte comme il veut, inutile de trop s'en faire. Chacun suit sa route et sa façon de vivre, et même si parfois on n'est pas en syntonie, il ne faut pas juger.

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L'amour de ma vie. La personne avec qui je partage tout, qui me comprend, qui me fait rire et rêver? Vivre avec lui, se lever tous les matins en se regardant dans les yeux, partager les joies et les douleurs, les difficultés et les surprises, et l'envie de continuer année après année, toujours ensemble. J'ai de la chance, j'aime et je suis aimée. Et le quotidien n'a rien abîmé, il n'a pas fait disparaître la magie. Notre amour s'est transformé dans le temps, nous avons su le faire grandir par notre volonté. Parce qu'une histoire ne fonctionne qu'avec de l'engagement, des sentiments et de la collaboration. Les papillons dans l'estomac ne suffisent pas, comme dit Carolina. Ca, c'est le point de départ. Ensuite, il faut avoir un projet à construire.

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C'est la mort, que je ne comprends pas. Elle emporte les gens comme ça, sans qu'on puisse rien y faire. On ne peut plus jamais leur parler, les toucher, les voir, rire avec eux. Plus jamais les écouter, plus jamais pouvoir leur acheter un cadeau ou leur dire ce qu'on n'a jamais eu le courage de leur dire.

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"Il meurt lentement celui qui évite la passion / celui qui préfère le noir au blanc / les points sur les i à un tourbillon d'émotions / celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les coeurs blessés"

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