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08/06/2012

Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

Editions Le livre de poche - 920 pagesle bucher des vanités.jpg

Présentation de l'éditeur : Tom Wolfe devrait devenir aussi la coqueluche du public français, et son Bûcher des vanités la plus sinistre, la plus drôle, la plus juste des présentations de la vie new-yorkaise. Il s'avale avec un plaisir qui ne se dément pas. Nicole Zand, Le Monde. Le roman choc de Tom Wolfe. Où il est question de la chute d'un gagneur de Wall Street. Sur fond de convulsive fresque new-yorkaise. Vraiment saisissant ! Jean-Louis Kuffer, Le Matin. Succès phénoménal aux États-Unis, voilà un pavé qui n'a pas fini de ricocher !... C'est « the » roman encore jamais écrit sur cette ville et ses épicentres mondialement nerveux : la Bourse et les conflits raciaux, l'argent, la politique, la presse, la justice, le courage et la lâcheté, du grand spectacle en cinémascope. Véronique Le Normand, Marie-Claire. Cauchemardesque, fascinant, drôle et passionnant, Le Bûcher des vanités s'impose sans doute comme le livre qu'il faut avoir lu sur ce qui est aujourd'hui la « ville moderne » par excellence. Patrick de Jacquelot, Les Échos. N'auriez-vous les moyens ou le temps de n'en lire qu'un seul, que ce soit ce Bûcher des vanités, cet incendie de mots éclairant la nuit contemporaine. Jean David, V.S.D.

Pouah ! Ce soit-disant incontournable de la littérature américaine est d'un ennui mortel. Et il paraît que le film n'est pas mieux. Je n'irai certainement pas le vérifier, une fois m'a suffit.

C'est longuissime à mourir et au final, je me suis dit "tout ça pour ça !". En fait, sa seule réussite est d'être à l'image du monde abjecte - Wall Street - qu'il représente. Mais il me semble inutile de s'enquiller un tel pavé pour en arriver à cette conclusion. Et pour ce qui est d'être le reflet de la vie new-yorkaise, je ne trouve pas de tout que le texte soit représentatif.

Bref, berk. Encore un de ces "classiques" dont le succès m'échappe.

Extraits :

C'était dans l'air ! C'était comme une vague déferlante ! Partout ! Impossible d'y échapper !... Le Sexe !... A prendre, à saisir !... Il submergeait la rue avec une témérité insensée... Il était étalé sur toutes les boutiques ! Si vous étiez un jeune homme et à moitié en vie, quelles chances aviez-vous ?... Techniquement parlant, il avait été infidèle à son épouse. Eh bien, oui, effectivement... Mais qui diable pouvait rester monogame dans ce, ce, ce raz de marée de concupiscence qui déferlait sur le monde ? Dieu Tout-Puissant ! Un Maître de l'Univers ne pouvait pas être un saint, après tout... C'était inévitable.

...

Poe, qui a vécu ses dernières années juste au nord d'ici, je crois, dans une partie de New York qu'on appelle la Bronx... dans un petit cottage avec du lilas et un cerisier... et une femme mourant de tuberculose. C'était un ivrogne, oui, bien sûr, et un psychotique peut-être, mais avec la folie des visions prophétiques. Il a écrit une histoire qui nous dit tout ce que nous avons besoin de savoir sur le moment que nous vivons maintenant... "Le Masque de la Mort Rouge"... Une peste mystérieuse, la Mort Rouge, ravage la contrée. Le prince Prospero - Prince Prospero - même le nom est parfait - le prince Prospero rassemble les meilleurs des gens dans son château avec deux ans de provisions de bouche et d'alcool, et ferme les portes au monde extérieur, contre la virulence de toutes les âmes moins bien nées, et commence un Bal masqué qui doit durer jusqu'à ce que la peste se soit éteinte d'elle-même au-delà des murailles. La fête est sans fin et sans pause et elle a lieu dans sept grands salons, et dans chacun les divertissements sont plus intenses que dans le précédent, et les invités sont attirés, peu à peu, jusqu'au septième, qui est entièrement tendu de noir. Une nuit, dans cette dernière pièce, apparaît un hôte revêtu du costume le plus approprié et le plus horriblement beau que cette assemblée de masques réjouis ait jamais vu. Cet hôte est habillé comme la Mort, mais d'une manière si convaincante que Prospero s'en offense et ordonne qu'on le jette dehors. Mais personne n'ose le toucher, et la tâche revient dont au Prince lui-même, et à l'instant où il touche ce masque terrible, il tombe raide mort, car la Mort Rouge est entrée dans la maison de Prospero... Prospero, mes amis... Maintenant, la partie la plus exquise de cette histoire c'est que les hôtes ont, d'une manière ou d'une autre, toujours su ce qui les attendait dans cette pièce, et pourtant, ils étaient irrémédiablement attirés vers elle, car l'excitation est si intense et le plaisir si débridé, et les vêtements, et la nourriture, et les boissons, et la chair si somptueux - et c'est tout ce qu'ils ont. Familles, maisons, enfants, la grande chaîne de l'être, l'éternelle marée des chromosomes ne signifie plus rien pour eux. Ils sont liés entre eux, et ils se tournent autour, sans fin, particules d'un atome maudit - et que pourrait bien être la Mort Rouge, sinon une sorte d'ultime stimulation, le nec plus ultra ? Donc, Poe a été assez gentil de nous écrire le dénouement il y a plus de cent ans.

00:30 Écrit par charlotte sapin dans Citation, Culture, Littérature américaine, Livre, Première oeuvre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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