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Cible mouvante de Ross MacDonald

cible mouvante.jpgEditions Gallmeister - 278 pages

Présentation de l'éditeur : Comme beaucoup de millionnaires du sud de la Californie, le magnat du pétrole Ralph Sampson a d'étranges fréquentations. II y a ce saint homme qui vénère le soleil et auquel Sampson a autrefois offert une montagne entière, et cette actrice oubliée, versée dans l'astrologie et les pratiques sadomaso. Mais voici que le détective privé Lew Archer est engagé par la femme de Sampson pour retrouver son excentrique mari dont les "amis" ont peut-être arrangé le kidnapping. Pour mener à bien son enquête, il devra naviguer entre les sanctuaires des mégariches californiens et les boîtes de jazz sordides. Cette première enquête de Lew Archer plonge dans un univers où s'entremêlent sexe, avidité et rancoeurs familiales. Un classique du roman noir qui transcende le genre.

Si j'ai choisi ce livre dans le cadre de l'opération Masse critique du mois de mai organisée par Babelio, c'est parce que je n'achète jamais de polars, n'étant pas férue du genre. J'ai donc décidé que désormais, cette opportunité serait l'occasion de recevoir des livres que je ne lirais pas par ailleurs, même si je continue à postuler pour mes ouvrages de prédilection bien sûr mais le hasard à bien fait les choses en m'évitant un cantonnement trop facile.

Ce roman policier typique a eu au moins le mérite de me retenir jusqu'au point final. Mais, si je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, je dois quand même avouer qu'il ne répond pas vraiment à la conception que je me fais d'un polar. Certes, il se lit très facilement mais pour ce qui est du suspens, là, c'est plutôt le vide intersidéral. L'auteur n'a pas le style qui tient en haleine. On suit de façon plan-plan l'enquête et le dénouement n'a rien de très étonnant. Peut se lire sans réfléchir et ne donne pas du tout l'envie de se prendre pour un fin limier. Au final, le livre est un peu fadasse.

Extraits :

- D'où diable avez-vous surgi comme ça ? demandai-je à Taggert.

- Du grand partout, pile dans l'ici-même.

- Ne jouez pas à ça avec moi, dis-je en grognant. Je ne suis pas d'humeur.

- Désolé, dit-il d'un ton sérieux. Je cherchais Sampson. Il y a un tripot là-bas, le Wild Piano. Sampson m'y a emmené, un soir, et je me suis dit que je pourrais y prendre de ses nouvelles.

- C'est aussi ce que je m'étais dit. Vous avez vu comme on m'a répondu.

- Comment vous êtes-vous retrouvé là ?

J'avais la flemme de lui expliquer.

- J'y suis entré sur un coup de tête. Et j'en suis sorti sur un coup de poing.

...

J'avais vu plus d'une fois des feulements de chat virer aux gros coups de griffes.

...

- Tu aurais dû rester, dis-je. Ce job t'apportait un tas de satisfactions.

- Et sacrément peu d'argent. J'y suis resté dix ans et j'en suis parti plein de dettes. (Il m'adressa un regard narquois.) Et toi, pourquoi es-tu parti de la police de Long Beach, Lew ?

- Pas vraiment pour des raisons d'argent. J'étais allergique à la troudeballo-succion. Et je n'aimais pas les magouilles politiques.  De toute façon, ce n'est pas moi qui suis parti, on m'a viré.

Commentaires

  • Papillon vient justement de publier une note sur un autre des romans de Mcdonald/Lewis Archer (http://www.journal-d-une-lectrice.net/article-noyade-en-eau-douce-ross-macdonald-106262954.html)
    C'est amusant (et intéressant !) de voir combien vos avis divergent sur le style de l'auteur.

  • Je vais lire ça de suite, merci pour le tuyau !

  • Effectivement... Mais peut-être que cet autre titre a gagné en expérience. Cible mouvante était le premier livre de l'auteur. Et puis c'est vrai qu'il faut remettre dans le contexte des années 50. Mais bon... Je reste moyennement convaincue.

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