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04/06/2012

Les coeurs fêlés de Gayle Forman

Oh ! Editions - 220 pagesles coeurs fêlés.jpg

Présentation de l'éditeur : N'avez-vous jamais fait ce rêve étrange et glaçant : celui où vous savez pertinemment que vous n'êtes pas folle mais où personne autour de vous ne semble du même avis ? Pour Brit, du haut de ses seize ans, ce cauchemar devient réel quand son père la conduit de force à Red Rock, un centre de redressement qui prétend mater les enfants rebelles. Brit doit y suivre une thérapie pour guérir des maux qui n'existent que dans la tête de son père. Dans cet enfer d'humiliations et de brimades, Brit se raccroche à des amies qui vont l'empêcher de sombrer dans la folie. Des amies qui vont l'aider à survivre. Ensemble elles vont se redresser. Ensemble elles vont résister.

Si ce roman est à l'origine plutôt destiné à un public adolescent, il se laisse agréablement lire passé cet âge.

Plus qu'une très jolie histoire d'amitié et d'amour, ce texte est une sorte d'analyse sociologique des Etats-Unis qui voient pousser comme des champignons de ces établissements quasi carcéraux qui ont vocation à remettre sur le droit chemin des jeunes un peu trop rebelles au goût de la société puritaine. Ces institutions de rééducation, de redressement, sont des calamités où la violence physique et psychologique de rigueur sont un désastre pour des êtres fragiles émotionnellement en pleine construction. C'est le parti-pris de certains qui pensent qu'un système "à la dure" est préférable à une approche psychothérapeutique basée sur l'écoute.

Véritable critique d'une aberration éducative, ce roman d'une profonde humanité parvient avec talent à pénétrer les états d'âme adolescents et peut constituer un éclairage pour les adultes qui n'arrivent pas à comprendre leurs ados. Une lecture parallèle parent / enfant me semble pouvoir être un formidable point de départ à une communication trop souvent absente.

L'adaptation cinématographique en court devrait donner un bien joli film dont l'émotion nécessitera sans doute une sortie de mouchoir.

Extrait :

Cette nuit-là, quand je me suis réveillée sous la couverture, la tête posée sur le torse de Jed, j'ai photographié mentalement la scène. C'est quelque chose que ma mère m'avait appris à faire, pour garder vivant le souvenir auditif, olfactif, visuel, tactile et gustatif d'un événement. Comme ça, on emportait avec soi un moment particulier et on pouvait à tout moment le faire revivre.

11:47 Écrit par charlotte sapin dans Citation, Culture, Littérature américaine, Littérature jeunesse, young adult, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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