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Les bébés de la consigne automatique de Murakami Ryû

les bébés de la consigne.jpgEditions Philippe Picquier - 522 pages

Présentation de l'éditeur : Hashi et Kiku, deux bébés abandonnés dans une consigne de gare, passent leur petite enfance dans un orphelinat. La recherche de leur identité les entraînera dans les bas-fonds de Tōkyō, où Hashi se prostitue avant de devenir un chanteur de rock adulé tandis que Kiku, champion de saut à la perche, se retrouve en prison pour parricide. Le roman suit en parallèle les destins des deux frères, décrivant le mécanisme qui les pousse à revivre sans cesse le traumatisme de leur enfance, racontant comment ces enfants purs et attachants passent du statut de victimes à celui de bourreaux. Dans un style déroutant mêlant l'horreur au comique, la poésie à des images de bande dessinée, avec une imagination foisonnante évoquant les romans de Gabriel Garcia Marquez, Murakami nous offre une vision de cauchemar du Japon de cette fin de siècle, et un reflet à peine déformé de notre monde moderne qui abandonne ses Enfants tristes. Mais les héros de Murakami, descendants de Nimier, Salinger ou Fitzgerald, ne se suicident plus, ils assassinent.

Ce n'est pas cette lecture qui me réconciliera avec la littérature japonaise. Je pense que ce roman signe mon refus définitif de me lancer à l'assaut d'autre chose qu'un manga pour ce qui est de la production littéraire du pays du soleil levant.

Souvent, l'idée de départ me séduit, mais le traitement ne m'accroche pas. L'irrationnel, l'hyper-violent, le sordide, le cruel sont trop inhérents à cette littérature ; tout du moins s'agissant du peu que j'en ai lu. Je suis quand même allée jusqu'au bout parce que malgré tout, l'auteur est parvenu à éveiller suffisamment de curiosité pour me pousser à savoir comment les deux anti-héros allaient évoluer, mais ce fut laborieux. Et décevant. Je m'attendais à davantage de sociologie et de psychologie mais rien n'est vraiment justifié. La décadence semble gratuite, absurde.

Finalement, tout ce que j'ai vraiment apprécié dans ce livre, c'est la couverture. Les éditions Picquier sont comme la collection Motifs : un vrai régal pour les yeux (mais un petit sacrifice pécuniaire puisque ce sont des poches relativement chers).

Extrait :

- Idiot, pourquoi te soucier de ce qui se passera dans plusieurs années ? Il faut être fou pour trembler de peur à l'idée de mourir pendant qu'on est vivant.

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