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Compartiment pour dames d'Anita Nair

Editions Philippe Picquier - 450 pagesconpartiment pour dames.jpg

Présentation de l'éditeur : Un jour, Akhila décide de partir vers l'extrémité sud de l'Inde, là où se rencontrent l'océan Indien, la baie du Bengale et la mer d'Arabie, pour faire le point sur une vie qu'elle a l'impression de n'avoir pas vécue. Dans le train qui la conduit à destination, elle fait la connaissance de ses compagnes de voyage, avec lesquelles elle va partager toute une nuit l'intimité d'un compartiment pour dames. A travers leurs confidences Akhila cherche la réponse aux questions qu'elle se pose : une femme a-t-elle vraiment besoin d'un homme pour être heureuse, pour se sentir épanouie ? Comment trouver en soi la force de vivre la vie qu'on a choisie, de redevenir maîtresse de son destin ? Nul doute que, pour l'auteur, les cloisonnements de la société indienne ressemblent à s'y méprendre à ceux d'un train : "un compartiment y est en permanence réservé aux femmes ; il peut se révéler confortable, à condition qu'elles n'en sortent pas".

Si vous avez aimé La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, les voix de femmes indiennes d'Anita Nair trouveront très probablement écho en vous.

Akhila, femme atypique selon les standards de la société dans laquelle elle n'a pas choisi de naître, arrive à un tournant de sa vie et se pose des questions. Pour cela, elle entreprend un voyage et cherche des réponses auprès des femmes qui partagent son compartiment. Mais existe-t-il vraiment une et une seule vérité ?

Par le biais de diverses existences, l'auteur lève un petit bout de voile sur la condition de la femme dans la société indienne, qu'il s'agisse de sa vie de famille, de son travail ou de son intimité. Un roman qui résonne comme un témoignage poignant et très enrichissant.

Extraits :

Akhila est de ces femmes-là. Celles qui font ce que l'on attend d'elles et qui rêvent du reste. C'est pourquoi elle collectionne toutes les déclinaisons de l'espérance comme les enfants collectionnent les talons des tickets. A ses yeux, l'espoir est tissé de désirs inassouvis.

Les ciels bleus, le beau temps après la pluie, les accalmies, Akhila savait que ce n'était là que des illusions entretenues en chaussant des lunettes qui vous font voir la vie en rose. Cela faisait longtemps qu'elle les avait mis en miettes, ces verres rosés, et qu'elle portait des lunettes à monture de métal, neutres à l'intérieur, teintés à l'extérieur. Même les rayons du soleil cessaient de briller lorsque les lunettes d'Akhila viraient au marron fumé.

...

"C'est pour ça qu'il faut que je vous parle de moi et Ebe. Quand je l'aurai fait, vous comprendre pourquoi je dis qu'une femme n'a pas besoin d'un homme. C'est un mythe que les hommes ont essayé de faire passer pour la réalité."

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