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16/01/2012

Rentrée littéraire : A défaut d'Amérique de Carole Zalberg

à défaut d'amérique.jpgA paraître le 1er février 2012

Editions Actes Sud - 214 pages

Présentation de l'éditeur : Dans un cimetière parisien, on enterre une vieille dame. De loin, une jeune femme venue d’Amérique, Suzan, observe secrètement  la scène, tandis qu’une autre, Fleur, se tient au bord de la tombe où repose désormais celle qui fut sa grand-mère, Adèle. Personnalité charismatique et inlassable séductrice qui a, depuis son exil de Pologne après la Première guerre mondiale, traversé le XXe siècle en indomptable survivante à toutes les tragédies qui en ont endeuillé l’histoire, Adèle défunte semble continuer à exercer sur les vivants une inimitable et puissante emprise. A la lumière du parcours  de la disparue magnifique, Suzan et Fleur se voient en effet confrontées l’une à son inaptitude à vivre et à aimer, l’autre à l’enfermement au prix duquel elle tient à distance une profonde blessure affective, chacune en venant à prendre enfin la mesure du legs de souffrance et d’amour dont sa propre existence est redevable. Sur trois générations et plusieurs continents, et de la grande Histoire à l’histoire familiale, Carole Zalberg tisse ici à travers le portraits de quelques femmes inoubliables, le roman d’une humanité aussi fragile que résiliente, hantée, autant que consolée par les indociles fantômes du passé.

Première note préenregistrée d'une plus ou moins longue série selon le courage que j'aurais eu avant mon départ. Car oui, à l'heure où paraîtra cette note, je serai sur le billard pour subir une lourde opération du dos, dont j'espère bien me réveiller. Croisez les doigts pour moi.

Trêve de digression. A défaut d'Amérique donc.

De la Pologne à la Californie en passant par l'Afrique du Sud, Paris et New York, Carole Zalberg nous offre une fresque familiale au travers des voix de différentes femmes qui composent cette tribu à deux branches. En nous racontant l'existence de ces personnages féminins en quête de vérité et de compréhension sur la vie de leurs ancêtres, l'auteur nous offre une réflexion sur le poids du passé et le bilan de ce que l'on a accompli, de ce que l'on veut vraiment pour la suite et de ce qu'on laissera de nous quand nous aurons disparu.

S'il est un peu difficile de rentrer dans le texte, une fois ce cap dépassé, l'histoire est très bien construite, très positive et très sereine. S'il ne compte pas parmi les livres dont je me souviendrai toujours, je souligne son côté que j'apprécie particulièrement dans mes lectures : l'opportunité que nous offrent certains ouvrages d'opérer un retour sur soi. Le meilleur dans ce genre reste à mes yeux Quartier lointain de Jirô Taniguchi mais dans une moindre mesure, celui-ci nous offre cette jolie caractéristique. C'est pour l'instant ce que j'ai lu de mieux dans la production 2012.

09:27 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Littérature française, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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