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Chronique de l'effort #32

Ou ma vie de salariée.

Ne pas être son propre patron signifie bien évidemment avoir un supérieur hiérarchique. De manière usuelle, ce rapport d'employeur à employé peut être rapprochée d'une certaine façon de la relation père à enfant dans le sens où le subalterne doit à son patron obéissance et respect - cette dernière notion étant censément réciproque, je dis bien censément.

Tout ceci engendre des impératifs de caractères à savoir que le boss doit être ferme (ce qui ne veut pas dire dictatorial) et suffisamment charismatique pour être respectable. Le subordonné quant à lui doit être, en plus d'un travailleur compétent évidemment, assez docile et pas trop insolent pour ne pas risquer sa place.

Seulement, lorsque votre n+1 à l'habitude de fanfaronner, entre autres spécialités typiquement machistes, qu'il déjoue les radars malgré une vitesse digne d'un pilote sur circuit, qu'il vous embarque dans son véhicule mais que bizarrement ce jour-là il roule tellement mollement que même vous qui n'êtes pas un public rassuré en voiture vous avez envie de lui hurler "mais putain tu vas le desserrer ton frein à main et appuyer un tant soit peu sur ce foutu accélérateur", votre sens du respect - assez relatif par nature s'agissant des dirigeants - est quelque peu écorné.

Quand par-dessus le marché vous vous mettez en route de nuit, que vous constatez que l'automobiliste d'en face n'a pas allumé ses lumières, que dans votre emportement lié à la sécurité routière vous vous exclamez "et tes phares connard !" et que là, de façon tout à fait hallucinante, votre responsable se précipite sur ses loupiottes pour les allumer en s'excusant platement, vous vous dites que là, définitivement, vous ne pourrez plus lui prêter une quelconque crédibilité.

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