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Les revenants de Laura Kasischke

Christian Bourgois Editeur - 588 pagesles revenants.jpg

Présentation de l'éditeur : Élève brillante, Nicole était douce et sociable (cheftaine scout, membre de plusieurs associations d’étudiantes). Elle meurt subitement dans un accident terrible. À l’automne suivant, tandis qu’un nouveau semestre commence, Craig, l’ancien petit ami de Nicole est renvoyé de l’université médiocre où il était entré par relations. Tenu pour responsable de la mort de Nicole mais relâché faute de preuves, il ne parvient pas à surmonter le drame, ne cesse d’y repenser et a l’impression de voir Nicole partout. Perry, son colocataire, était dans le même lycée que Nicole. Lors d’un séminaire sur la mort par Mira Polson, professeur d’anthropologie, il fait part de ses interrogations et de ses doutes quant à la disparition de la jeune fille. Il dit avoir connu la vraie Nicole : une personne manipulatrice, malhonnête, et séductrice. De son côté, Shelly Lockes, unique témoin de l’accident, conteste la version officielle, selon laquelle Nicole, baignant dans une mare de sang, n’aurait pu être identifiée que grâce à ses bijoux. Selon elle, la jeune fille était inconsciente mais ne présentait aucune lésion. D’étranges événements surviennent alors: mystérieux appels téléphoniques, cartes postales énigmatiques, apparitions de Nicole… ou d’une fille qui lui ressemble. La rumeur enfle à Godwin Hall, précipitant Craig, Perry, Mira et Shelly au coeur d’un ténébreux mystère qui va transformer leurs vies pour toujours : se pourrait-il que, trop jeune pour mourir, Nicole soit revenue ?

Les Revenants est une perle rare : un roman littéraire servi par une prose splendide, aussi efficace que les grandes fresques que l'on dévore d'une traite, un défilé de créatures et de situations angoissantes. C'est comme si Les raisins de la colère avaient été réécrits par H.P. Lovecraft.

Chicago Tribune

L'écriture de Kasischke agit comme celle d'un bon poème : elle nous laisse entrevoir la possibilité d'un autre monde et nous y transporte... Ses mots nous projettent sur une autre facette de l'existence, tout en reflets.

New York Times Book Review

La menace plane sur chacune de ses histoires, sans que l'issue soit jamais celle que l'on pressentait. A coups de symboles discrets, de descriptions à l'acuité troublante, Laura Kasischke épand du rouge sang sur la blancheur immaculée des apparences, et la tension monte, sans que l'on puisse jamais la conjurer.

Sabine Audrerie, La Croix

A la croisée des chemins de la pure littérature, du roman noir et du fantastique, ce livre est de ces page-turner qui ne bénéficient pas d'un plan média à la mesure de leur excellence. Heureusement, les libraires et/ou blogueurs littéraires sont là pour parler haut et fort de ces textes qu'il serait dommage de manquer.

Les revenants nous plonge dans cet univers aussi fascinant que décrié des campus américains, nous épouvante avec des histoires de morts-vivants, nous envoûte à coups de psychologies aussi affûtées que border-line. L'écriture est précise, le scénario est absolument maîtrisé et jamais ô grand jamais, si l'on est un tant soit peu de bonne foi, l'on ne peut dire "je le savais".

Bref, Laura Kasischke, inconnue de mon panthéon littéraire, m'a subjuguée, presque-traumatisée (il est important de le préciser pour les âmes les plus sensibles : le sommeil n'est pas perturbé à la lecture de ce roman) et hallucinée avec ce livre que l'on qualifie comme étant son meilleur. Ce qui ne m'empêchera pas d'aller à la découverte de ses textes précédents. S'il est des livres de la rentrée littéraire cru 2011 qu'il serait dommage de rater, celui de cette auteur américaine (ils sont vraiment trop balaises ces écrivains made in USA !) compte parmi ceux-ci : un vrai délice qui est loin mais très très loin d'être de la guimauve.

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