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Bienvenue à Oakland d'Eric Miles Williamson

Editions Fayard - 412 pagesbienvenue à oakland.jpg

Présentation de l'éditeur : États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d’immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l’exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d’Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité : études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n’a jamais voulu voir en lui que l’enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance. Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l’a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité.

En me fiant aux premières lignes de la présentation de l'éditeur et au rayonnage où j'ai dégoté ce texte, je m'attendais à être plongée dans un pur polar bien noir. Et bien pas du tout.

Cette histoire est une véritable plongée dans la culture underground américaine. Vulgarité, violence, déchéance, désespoir se tirent la bourre mais l'anti-rêve américain ne semble pas incompatible avec la notion de rédemption. C'est cru, c'est brut et c'est beau.

J'ai personnellement beaucoup aimé mais je pense que ce texte n'est pas à mettre entre toutes les mains ; un public trop jeune est exclu, un lectorat trop classique sera plus que probablement rebuté.

L'on peut sans aucun doute trouver de nombreux défauts aux Etats-Unis mais, pour rendre à César ce qui est à César, la littérature américaine peut vraiment se prévaloir de posséder de nombreux auteurs de talent dans des styles tellement différents. Et c'est ce qui fait que je ne peux pas m'en passer.

Commentaires

  • Incontestablement un des grands romans de l'année 2011. Les autres romans de Williamson (Gris Oakland et Noir Béton) sont aussi recommandables.

  • Je prends bonne note, merci !

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