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Rentrée littéraire : Famille modèle d'Eric Puchner

Editions Albin Michel - 523 pagesfamille modèle.jpg

Présentation de l'éditeur : "Deux jours après que sa voiture - une Chrysler LeBaron avec sièges en cuir et options haut de gamme - eut disparu de l'allée du garage, Warren Ziller longeait discrètement les demeures cossues de ses voisins s'appliquant à boiter au même rythme que son chien." Après La musique des autres, recueil de nouvelles inventives et déroutantes, Eric Puchner réussit un premier roman saisissant de drôlerie et d'intelligence. Sur le ton de la tragi-comédie, il raconte la chute de la famille Ziller, et plus particulièrement du père, Warren, qui a délaissé le bonheur paisible du Wisconsin pour la Californie du rêve américain. Mais rien ne se passe comme prévu et Warren ne peut avouer à sa femme et ses trois enfants qu'il a investi toutes leurs économies dans un projet immobilier qui vient de tourner au désastre... Un mensonge qui ne sera pas sans conséquences... Au coeur de ce fiasco familial, entre hilarité et désespoir, Puchner fait preuve d'une parfaite maîtrise du récit. Caustique et brillant, Famille modèle nous offre un portrait original et émouvant de la condition humaine.

Voici un livre qui laisse un sentiment très étrange. C'est triste, pour ne pas dire déprimant, c'est assez lent et pourtant, on n'en abandonne pas la lecture. Tel est le mystère de la littérature américaine : même quand elle ne vous envoûte pas, elle ne vous laisse pas indifférent. Ici, l'on aborde le sujet maintes fois traîté sans jamais s'user du rêve américain - ou plutôt, en l'occurence, de son cauchemar. Je crois que ce qui m'a réellement manqué ici - en plus d'un rythme un peu plus soutenu - est la fantaisie, le décalage que j'apprécie tant chez John Irving, Jonathan Tropper et que j'ai particulièrement appréciées dernièrement dans le Freedom de Jonathan Franzen, Mr. Peanut d'Adam Ross ou Le dernier testament de Ben Zion Avrohom de James Frey. La lecture n'est pas désagrable mais je ne le compterai pas dans les incontournables de cette rentrée littéraire pour ce petit quelque chose manquant.

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