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Rentrée littéraire : Le pacte des vierges de Vanessa Schneider

Editions Stock - 192 pagesculture,littérature,livre,roman,sexe,maternité,etats-unis,usa

Présentation de l'éditeur : 2008, Gloucester, États-Unis. Dix-sept jeunes filles d’un même lycée tombent enceintes en même temps. Stupeur dans la ville. La rumeur publique fait état d’un pacte. Les gamines se seraient concertées pour faire et élever leurs enfants ensemble. Qu’en est-il exactement ? À une journaliste venue enquêter sur l’événement, quatre d’entre elles se racontent. Il y a Lana, la meneuse, dont le père a disparu un jour, la laissant seule avec une mère devenue mutique, abrutie de médicaments, d’alcool et de télévision. Placée un temps dans un foyer, elle y a rencontré Cindy dont la mère a quitté le domicile pour s’enfuir avec le plombier et que sa tante a ensuite recueillie. Il y a Sue, coincée entre ses parents puritains et bien-pensants, et Kylie, qui partage la passion de sa mère pour Kylie Minogue et enchaîne les concours de Mini-Miss depuis toute petite. Leurs voix se succèdent pour évoquer le « groupe », leurs relations, le mystère de leur grossesse multiple et ce pacte, qui leur permet d’échapper au quotidien d’une ville portuaire où le chômage et ses conséquences déciment les familles et laissent peu de place à un avenir meilleur. À travers la narration croisée de ces quatre vies d’adolescentes, à travers le récit de leur enfance et de leurs blessures, de leurs espoirs et de leurs bonheurs, Vanessa Schneider nous raconte avec tendresse et non sans humour une certaine société américaine entre désoeuvrement, rêves et réalité.

Bilan mitigé. Vanessa Schneider, journaliste de profession, surfe naturellement sur un sujet d'actualité : les grossesses d'adolescentes américaines. En alternant les récits de quatre de ces jeunes filles, l'auteur nous donne à contempler leur détresse et leur naïveté sans tomber dans un langage emprunté qui par exemple m'avait fortement déplu dans Le pigeon anglais de Stephan Kelman. Pour autant, je n'ai pas tellement accroché. Peut-être du fait du manque de profondeur, pas celui des personnages qui semble évident, mais plutôt de l'analyse. On y découvre certes la solitude de ces gamines qu'on n'écoute pas, que l'on juge sans vouloir les comprendre dans une Amérique puritaine qui ne leur offre que peu de perspectives et ce d'autant plus qu'elles se condamnent elles-mêmes en s'ingligeant des responsabilités qui les dépassent. So what ? L'on ne peut que s'attrister d'une énième réalité dramatique mais malgré un final bouleversant, la forme n'a pas réussi à me faire atteindre l'empathie qui semble nécessaire à ce récit.

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