Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Rentrée littéraire : Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan

rien ne s'oppose à la nuit.jpgEditions J.-C. Lattès - 436 pages

Présentation de l'éditeur : « La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Contrairement à Comme une ombre de Michel Schneider, j'ai réussi à aller jusqu'au bout de ce livre confession, cette écriture très intime qui consiste à livrer sa propre histoire dans toute sa subjectivité. Je ne suis au final pas vraiment déçue mais pas franchement emballée. J'ai été très intéressée par ce parti-pris d'introduire des chapitres relatifs à la pensée et aux interrogations de l'auteur au moment de son écriture.

J'ai vraiment cru au début que j'allais adorer tant la façon de retracer la vie de cette famille nombreuse était délicieuse. Mais très vite, l'on tombe dans le côté sombre propre à toute famille et dès lors, je ne peux - c'est ma vision très personnelle de la chose - m'empêcher de penser à cet adage selon lequel le linge sale se lave justement en famille. Tous ces écrits me déconcertent et le mot d'étalage s'impose à ma pensée sans pourtant avoir l'intention de juger. Je trouve tout cela un peu dérangeant, ce d'autant plus qu'il s'agit ici de relations vraiment très très spéciales, pour ne pas dire pathologiques. Disons que je prefère définitivement la fiction.

Les commentaires sont fermés.