Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Rentrée littéraire : La femme au miroir d'Eric-Emmanuel Schmitt | Page d'accueil | Le livre noir des serial killers de Stéphane Bourgoin »

31/08/2011

Hunger games de Suzanne Collins

Editions Pocket Jeunesse - 398 pageshunger games.jpg

Présentation de l'éditeur : Les Jeux de la Faim. La règle est simple : 24 candidats pour un seul survivant, le tout sous le feu des caméras. Dans chacun des douze districts de Panem, une société reconstruite sur les ruines des États-Unis, deux adolescents sont choisis pour participer aux Jeux de la Faim. Le principe est simple : tuer ou se faire tuer pour remporter l'épreuve et assurer la prospérité de son district pendant un an. Katniss et Peeta sont les « élus » du district Douze. Les voilà catapultés dans un décor violent, semé de pièges, où la nourriture est rationnée et, en plus, ils doivent remporter les votes de ceux qui les observent derrière leur télé... 

Attention, poids lourd ! Si j'ai tendance à m'enthousiasmer pour la littérature jeunesse, je reconnais que rares sont les livres de cette catégorie, à l'instar de la célébrissime saga Harry Potter, à pouvoir subjuguer le public adulte qui n'en est pas la cible première. Mais là, là, il s'agit bien d'une série pour tous.

L'auteur réussit avec talent à construire une société qui n'est pas sans rappeler l'univers concentrationnaire de 1984 tout en y incluant les codes de la génération 2011. Mais ici, la télé-réalité n'est plus un jeu, du moins pour les participants qui doivent se plier à des règles repoussées jusqu'à leur paroxysme. Pour autant, il ne s'agit pas de faire étalage de violence gratuite dont le jeune public est abreuvé jusqu'à plus soif, d'où les dérives bien connues de notre époque. Le texte est intelligent, plein d'éthique mais jamais moralisateur. De quoi faire réfléchir le lecteur en le faisant passer par de nombreuses émotions (angoisse, tendresse, révolte, etc.). N'est-ce pas le but d'une lecture enrichissante ?

Attention tout de même à ne pas le mettre entre des mains trop anxieuses. L'ayant dévoré en une journée, j'ai réussi, du haut de mes 32 printemps, à passer une nuit agitée... Quoiqu'il en soit, j'ai hâte d'assister à l'adaptation cinématographique de ce page-turner qui promet d'être palpitante.

Je m'en vais de ce pas dévorer le tome 2, puis le 3.

Les commentaires sont fermés.