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Rentrée littéraire : L'histoire de l'Histoire d'Ida Hattemer-Higgins

A paraître le 31 août 2011ida-hattemer-higgins-rentree-litteraire-flammarion.jpg

Editions Flammarion - 396 pages

Présentation de l'éditeur : Margaret, jeune femme torturée, se retrouve un jour déguenillée, tremblante et complètement perdue, en lisière de forêt aux alentours de Berlin. Elle n'a plus aucun souvenir, ni de la veille, ni des mois précédents. Deux ans plus tard, la jeune femme commence à avoir d'inquiétantes hallucinations : elle voit Berlin déformée, personnifiée. Des fantômes d'anciens nazis apparaissent aux balcons, les immeubles deviennent des formes de chair, d'os et de sang, un faucon à tête de femme la guette d'un air menaçant... Ida Hattemer-Higgins nous parle de l'amnésie, du défaut de mémoire, qu'il soit individuel ou national. Elle nous parle d'oubli, de déni, de mythes et de rédemption. Un premier roman inoubliable, écrit par une jeune femme prodigieusement douée.

L'auteur a mis pas moins de quatre années pour venir à bout de ce premier roman. On le comprend aisément à sa lecture tant l'histoire est élaborée. Par le prisme de l'Histoire, l'auteur nous parle de ces histoires individuelles de mémoire, de culpabilité.

J'ai tout d'abord abandonné très rapidement ma lecture, déroutée par le caractère semi-fantastique de la narration. Puis, adepte de la seconde chance, j'ai repris la tâche pour n'avoir plus qu'une envie, celle d'avoir le fin mot de cette sorte de conte métaphorique. Malgré quelques longueurs sur la fin de l'ouvrage - toujours du fait du récit fantastique -, j'ai vraiment apprécié ce livre que je ne peux comparer à aucune autre de mes lectures et qui donne un éclairage tout-à-fait audacieux sur cette ère sombre de l'Histoire que fut le Nazisme et tout ce qu'il a engendré (ou plutôt anéanti).

La présence assez importante du personnage de Magda Goebbels - dans un portrait fantastique, encore - m'a permis de découvrir et de m'intéresser à cette femme et à ses revirements amoureux pour le moins radicaux. J'en ressort avec l'envie de lire un roman qui avait échappé à ma sélection malgré de nombreuses chroniques : Qui a tué Arlozoroff ? de Tobie Nathan.

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