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Rentrée littéraire : Mr. Peanut d'Adam Ross

mr peanut.jpgA paraître le 1er septembre 2011

Editions 10-18 - 505 pages

Présentation de l'éditeur : David Pepin aime sa femme depuis treize ans. Impossible pour lui de concevoir sa vie sans elle. Alors pourquoi cette obsession lancinante sur sa mort ? Aujourd'hui, Alice n'est plus, et Pepin est aussi désemparé qu'il apparaît suspect aux yeux des deux policiers en charge de l'enquête. Très rapidement, s'appuyant sur leur propre histoire conjugale, il leur devient clair que son rôle ne se limite pas à celui du mari inconsolable... Adam Ross livre un premier roman hypnotique, intense, et dissèque à travers la genèse de ces trois mariages la réalité effroyable et tragique de la vie conjugale.

Deux pages de critiques dithyrambiques de la presse littéraire américaine, dont une de Stephen King :

Le regard le plus fascinant porté sur la face sombre du mariage depuis Qui a peur de Virginia Woolf ? Captivant. Cela m'a provoqué des cauchemars. Un exploit pas misérable.

Voilà comment débute ce roman noir. Une amorce qui a de quoi créer des attentes démesurées.

S'agissant d'un premier roman, je n'ai pu m'empêcher d'espérer qu'il serait à la mesure, dans un genre différent, de La couleur des sentiments de Kathryn Stockett (révélation de la rentrée 2010 dans la catégorie première publication et qui s'est vu dernièrement décerner le Grand Prix Roman des Lectrices Elle).

Après lecture, je ne suis certes pas subjuguée comme je l'ai été l'an passé, mais je suis incontestablement séduite par ce roman d'une intelligence exceptionnelle. Difficile dans cette trame de demêler le vrai du faux ; cette histoire sombre est tellement complexe qu'il s'agit moins d'un savant puzzle que d'un mystérieux ruban de Möbius. Les inconditionnels des grandes affaires criminelles se réjouiront de redécouvrir en parallèle l'affaire du célèbre Sam Sheppard, ici dans la peau d'un inspecteur ; j'y ai trouvé pour ma part quelques longueurs. Mais il s'agit malgré cela d'un formidable page-turner dont on ne peut se défaire avant le point final. Ce texte est davantage un formidable passage à la loupe des affres du mariage qu'une simple enquête, ce qui explique sûrement pourquoi la lectrice n'ayant que peu de goût pour les polars que je suis s'est laissée tenter et ce, sans regret. Un titre qui à n'en pas douter comptera dans ce cru 2011.

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