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Rentrée littéraire : Le dernier testament de James Frey

A paraître le 24 août 2011le dernier testament.jpg

Editions Flammarion - 384 pages

Présentation par l'auteur : « Dans ce livre, j'essaye d'imaginer l'histoire telle qu'elle serait si le Messie, ou Jésus-Christ, était toujours vivant et vivait à New York en plein XXIe siècle. À quoi est-ce qu'il ressemblerait, en quoi est-ce qu'il croirait, comment est-ce qu'il vivrait ? Il aurait des liaisons avec des hommes, engrosserait les filles, il soignerait les malades et pratiquerait l'euthanasie… Et vous, que feriez-vous si vous le rencontriez ? Mon but n'était pas de réécrire l'histoire du Christ. Je voulais créer une nouvelle mythologie, une qui ait du sens dans un monde d'armes nucléaires, de connaissances scientifiques avancées, d'Internet, de tests et de manipulations génétiques, un monde où l'on ne considère plus l'homosexualité comme un choix. Ce que je voulais, c'était raconter une histoire, faire une oeuvre d'art qui prenne tout son sens dans un monde sur lequel nous savons des choses que les gens ou les écrivains ne pouvaient pas savoir, ni même imaginer, il y a 2000 ans. Ai-je atteint mon but ? Les lecteurs, le temps, et l'Histoire me le diront. »

Voilà un roman qui va faire parler de lui. En bien comme en mal.

A sa lecture, je n'ai pas pu ne pas penser à L'évangile de Jimmy de Van Cauwelaert pour le fond - le retour du messie - et à Peste de Palahniuk pour la forme - une biographie sous forme d'interviews. Un croisement qui ne pouvait être qu'une réussite. La preuve ? Je n'ai pas lâché le bouquin. Toutefois.

Une histoire mystérieuse, des personnages captivants et des messages de paix et d'amour ne suffisent pas tout-à-fait à crédibiliser le récit. Pourtant, l'auteur se donne du mal en donnant à son livre, par le truchement de l'épigraphe et des remerciements, un air de témoignage plutôt que de roman. Mais au final, l'on ne peut tomber dans le panneau tant son messie, blasphémateur de toutes les religions et critique impitoyable de la société (ça, c'est la partie crédible du message qui ne manquera pas de provoquer des remous chez les plus fanatiques), s'érige comme un énième gourou au message manichéen : faites l'amour (surtout avec moi), pas la guerre. Le côté provoc' anéantit un peu l'effet recherché et dérangera sans doute une part trop large du lectorat pour en faire un véritable best-seller.

Quoiqu'il en soit, les dénonciations et les rappels à l'ordre de l'humanité, quoiqu'un peu simplistes, trouvent écho. Si James Frey ne révolutionne pas le genre, il est irrévérent à souhait et rappelle des fondamentaux qui ont bien besoin d'être rabâchés. Au final, ce livre engagé est étrangement fascinant et compte selon moi parmi les incontournables de cette rentrée, même s'il n'est pas à mettre entre toutes les mains.

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