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Rentrée littéraire : Juste avant de Fanny Saintenoy

juste avant.jpgA paraître le 24 août 2011

Editions Flammarion - 119 pages

Présentation de l'éditeur : Voici un texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche. Par la voix d'une très vieille dame sur son lit de mort, et par celle de son arrière-petite-fille, une jeune femme que la vie moderne bouscule, cinq générations parlent. Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, leurs histoires transmettent une gaieté indéfectible. Un premier roman, un récit court qui traverse le siècle, réussite rare de vigueur et de simplicité.

Pas facile pour les petits nouveaux de s'imposer dans la rentrée littéraire, rendez-vous que nombre de pointures ne rateraient pour rien au monde. Pour jouer un tant soit peu des coudes avec les blockbusters de la littérature, un bandeau de jaquette de Daniel Pennac disant que "c'est un beau et juste texte, d'une gaieté étrange" n'est certainement pas de trop.

Et pourtant, ce premier texte publié par l'auteur, une fois lu, n'en a vraiment pas besoin tant il est touchant et intelligent. Par les voix de deux femmes, l'une au crépuscule de son existence, l'autre dans la force de l'âge, qui se font l'écho de cinq générations, j'ai découvert une histoire de la condition féminine et plusieurs récits de conditions de femmes, avec leurs maux, leurs joies, leurs élans, leurs déceptions, tout ce qui les unit et parfois les sépare. Cette émouvante plongée dans une tribu matriarcale nous rappelle la force de ce lien intergénérationnel trop souvent oublié aujourd'hui il me semble. Une très belle mélodie féminine, un très bel ode à l'au revoir.

Extraits :

J'adorais ça, les fous rires entre filles, surtout ceux qui durent, que ça monte de plus en plus jusqu'à l'étouffement et qu'il faut s'arrêter parce qu'on a trop mal au ventre. Je trouve que les garçons, ils savent pas bien avoir des fous rires, c'est pas pareil. Question d'aigus peut-être, c'est sûrement faux ce que j'avance, mais j'en resterai persuadée.

...

Je l'avais prévenue mais avec l'amour ça sert à rien de prévenir, y a que la guérison qui compte, tout le monde sait ça.

Commentaires

  • Je partage votre avis. Restera à l'auteur de sortir de son histoire pour nous proposer son écriture dans un cadre fictionnel.

  • Ce fameux tournant derrière lequel on attend les nouveaux auteurs... J'aime à penser qu'une si jolie plume ne pourra nous décevoir, dans la fiction ou dans encore l'auto-fiction, peu m'importe.
    J'aime vraiment beaucoup la chronique que vous avez faites de ce texte.

  • J'ai moi aussi aimé ce livre. Découvrir ma fiche de lecture :
    http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/article-j-ai-lu-juste-avant-de-fanny-saintenoy-89603307.html

  • J'y vais de ce pas !

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