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Tu ne mourras pas de Bénédicte Heim et Edmond Baudoin

Les Contre-bandiers Editeurs - 132 pagestu ne mourras pas.jpg

Présentation de l'éditeur : Une jeune fille. Un enfant. Déjà, elle s'enlise dans une existence trop plane. Il est débordé par sa singularité. Ils vont se rencontrer, s'espérer, se rejoindre. Au delà de ce qui est admis et supportable. Pour quelques saisons en paradis, quelques saisons en incandescence. Jusqu'au drame. Car la jalousie du monde profane veille.

Dossier de presse : Voilà un livre lumineux. Aveuglant par son audace et son évidence. Une histoire d'amour fulgurante, en forme de légende millénaire, portée par une écriture incandescente, inspirée, magnifiquement lyrique. Une passion absolue, totale, dévorante entre une toute jeune femme et un gamin de 9 ans. La jeune femme c'est Aude, étudiante en philo qui marche bravement à côté de sa vie. Un amant, des amis, des cours à la fac, un présent et un avenir lisses comme une autoroute, sans prise ni surprise. Le gamin, c'est Corentin, un garçon d'une étonnante maturité, dont les parents, passablement débordés, recherchent désespérément une baby-sitter. L'auteur Bénédicte Heim, jeune professeur de Français jusqu'ici inconnue, n'esquive rien de leur relation, la recueille, l'impose, la met à nu jusqu'à l'éblouissement. Sans jamais susciter chez le lecteur le moindre malaise... Le lecteur, fasciné, reste suspendu jusqu'au bout à ce récit funambule qui revisite avec un singulier culot le mythe de l'amour fou. Qui a dit que la littérature française contemporaine manquait de jeunes auteurs ?

S'agissant de ce livre que je n'oserais qualifier d'oeuvre, l'on ne peut pas faire plus grand écart entre le discours marketing et mon ressenti. Je n'y vois ni écriture incandescente, ni histoire d'amour mythique et le malaise est bien le sentiment qui m'a envahie de la première à la dernière page. Je ne vois ici qu'un récit verbeux malsain à la limite de l'apologie de la sexualité entre une femme et un petit d'homme. La forme tant rédactionnelle que graphique est pénible, le fond est insupportable. J'ai littéralement détesté et je reste persuadée que la même version présentée avec un homme adulte et une petite fille comme protagonistes aurait été censurée. Mais ce genre de rapport n'est pas moins condamnable dans un sens que dans un autre.

Commentaires

  • Ne voyez pas d'apologie de quoi que ce soit dans ce livre ! Ce qu'il décrit est anormal, inconcevable, impardonnable. Mais c'est ce qu'il décrit. Les auteurs n'ont pas cherché à promouvoir cela, juste à en rendre compte, à l'exprimer (sans position ni jugement).
    Si vous êtes choquée, ce qui est normal - qui ne le serait pas ! - il ne faut pas pour autant rejeter le livre et ses auteurs. Sinon que feriez-vous, chaque fois que dans un livre, au cinéma un meurtre, un crime vous paraîtrait horrible, inconcevable, dérangeant ? Si une femme se fait violer, un enfant est tué : l'oeuvre n'en est pas une ?
    Pensons plutôt que si nous avons été touché par ce livre c'est que justement leurs auteurs ont atteint leur but ! Notre dégoût, notre écoeurement, notre détestation sont les expressions de nos émotions, preuve que nous ne sommes pas restés indifférents.
    Quant au style, chacun est libre d'apprécier, ici Edmond Baudoin, transgresse bien des règles d'une illustrations normée : son style s'accorde au propos. Courez voir son oeuvre, qui n'est pas aisée, mais ô combien passionnante !

  • Je suis tout à fait d'accord avec vous : il ne faut pas condamner les auteurs pour le contenu aussi dérangeant soit-il d'une oeuvre, ni même rejeter une oeuvre sous prétexte que l'auteur est un être abject. Mais il est selon moi des sujets qui nécessitent des prises de position. Je n'ai aujourd'hui qu'un souvenir un peu flou mais il ne me semble pas me rappeler qu'il y ait une quelconque condamnation de cette femme. Je peux accepter un livre immoral. Beaucoup difficilement ce qui à mes yeux est amoral. Les monstres qui fonctionnent dans ce genre d'atrocité pourront faire de cet ouvrage une partie de leurs perverses bibliothèques, ce qui constituent pour moi l'échec de l'oeuvre et du choix éditorial.

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