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« Chronique amoureuse #18 | Page d'accueil | Julia et Roem d'Enki Bilal »

15/05/2011

Animal'z d'Enki Bilal

Editions Casterman - 104 pagesculture,littérature,livre,bande dessinée,BD

Présentation de l'éditeur : Dans ce monde dont on ne sait trop s’il est l’émanation d’une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s’est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom : le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l’eau potable est soudain devenue un trésor, et la survie individuelle l’obsession de chacun. Désormais, les transports sont rares et dangereux, les communications aléatoires. Seuls quelques Eldorados très isolés, refuges protégés par leur situation géographique particulière, ont réussi à préserver un semblant d’ordre social. On ne peut les rejoindre que par la mer, immense ; l’unique milieu naturel, peut-être, qui conserve quelque chance de perdurer en ces temps d’incertitude absolue… Tel est le décor, fascinant, qui sert d’écrin à Animal’z. Fidèle à ses thèmes de prédilection (la fiction conjecturale, en étroite résonance avec les convulsions et les névroses collectives de notre présent), l’auteur explore les conséquences possibles des dommages infligés au climat, dans un registre graphique nerveux qui comblera les attentes de ses très nombreux fidèles. Déroutant, surprenant, passionnant : un one-shot d’une centaine de pages à savourer sans retenue.

Mon premier pas dans l'univers Bilal (oui, je retarde quelque peu) est une vraie réussite. Un univers sombre accentué par l'omniprésence du gris-bleu, un imaginaire exceptionnel et un dessin (en gris-bleu donc)... pfiou... Tout est mystérieux, captivant et un poil flippant puisque sous couvert de fiction, de surréalisme, se cache peut-être un futur pas si lointain. Bilal sait parfaitement conjuguer l'actuel et l'anticipation, l'apocalyptique et le poétique. Les hommes et les animaux (qui parfois ne font qu'un...) vivent dans des conditions plus que précaires, une sorte d'équilibre instable où malgré tout, l'amour triomphe inévitablement. Naturellement.

Bilal, ce n'est pas du dessin, c'est une oeuvre d'art. Ce n'est pas non plus une histoire, c'est l'incarnation du désespoir-espoir. Bref, c'est beau.

07:54 Écrit par charlotte sapin dans Bande dessinée, Culture, Littérature française, Littérature serbe, Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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