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  • Dernière nuit à Twisted River de John Irving

    Editions du Seuil - 562 pagesculture,littérature,livre,usa,etats-unis,roman

    Présentation de l'éditeur : Au nord du Nord, au pays des bûcherons et des flotteurs de bois - les draveurs -, il était une fois un petit cuisinier et son fils de douze ans, gamin impressionnable à l'imagination peuplée d'ours indiscrets. Ils avaient pour garde du corps Ketchum, l'ogre anarchiste, ivrogne, rusé, noiseur, faux illettré à l'intelligence incisive. A l'image de Twisted River torrentielle, ce récit d'une vengeance impitoyable bourlingue son lecteur d'ethnies en états sur trois générations, rencontre explosive entre l'Orient et l'Occident, comédie de moeurs culinaires, tragédie des portes mal fermées entre la splendeur d'une nature meurtrière et la quiétude imprudente d'un foyer. Un chien héroïque, une Mustang bleue fantôme, une ange atterrie dans la fange : le chef Irving nous réserve toutes les surprises de son art consommé dans un roman qui se dévore et se déguste jusqu'à la dernière page. Bombe glacée pour tout le monde au dessert !

    Trois ans que nous autres inconditionnels de Maître Irving l'attendions et c'est avec une pierre blanche que nous avons pu marquer le 20 janvier de cette année puisque la sortie du livre s'est accompagnée d'un numéro spécial de La Grande Librairie dédié à l'incomparable romancier. Verdict ? Il est gé-nial ! L'homme bien sûr, mais surtout le roman.

    Alors certes il démarre un peu lentement mais les tout au plus trente premières pages un peu déconcertantes sont vite oubliées et l'on est définitivement plongé dans la vie de Daniel Baciagalupo, orphelin de mère et assassin malencontreux de la maîtresse de son père, évènement malheureux qui conduira les deux hommes à fuir toute leur vie pour échapper à la vengeance du compagnon de la victime.

    Comme à son habitude, Irving nous offre une construction et une prose éminemment travaillées sans rien y laisser paraître et c'est avec un plaisir non dissimulé que ses lecteurs aguerris retrouvent des éléments clés de son oeuvre (ours, initiation sexuelle par une femme plus âgée, deuil, etc.) Il n'a vraiment pas son pareil pour nous conter nos peurs les plus intimes et nous faire sourire avec des anecdotes cocasses. Et ce toujours jusqu'à la toute dernière ligne. Il est incontestablement le plus grand écrivain de son époque.

    A lire absolument. Et toute son oeuvre par la même occasion. Et à relire. Encore. Et encore.

    Ne reste plus qu'à espérer qu'il tienne sa promesse faite à Busnel d'écrire des romans plus courts... et donc normalement plus fréquents.

  • Rouge dans la brume de Gérard Mordillat

    culture,littérature,livre,roman,rentrée littéraireEditions Calmann-Lévy - 435 pages

    Présentation de l'éditeur : Carvin, la trentaine, est ouvrier mécanicien dans une usine du Nord. Sa femme Chantal rêve de confort et de soleil. Ne supportant plus la dureté de leur vie ni les luttes quotidiennes, elle le quitte et emmène avec elle Océane, leur fille de quatre ans. Anath, la trentaine elle aussi, est DRH dans l’usine où travaille Carvin. Elle est mariée à un professeur d’université qui lentement s’éloigne d’elle, perdu dans les livres, l’alcool et d’inavouables secrets. Rien ne semblait devoir rapprocher Carvin et Anath. Un monde les séparait. Mais quand l’usine est brutalement fermée par ses actionnaires américains, qui rayent de la carte presque 400 emplois, la tempête qui se lève unit leurs destins. Les ouvriers s’insurgent, occupent le site, incendient le stock, les ateliers, les camions de ceux qui voulaient déménager les machines. La révolte se propage à une deuxième usine, puis à une troisième, portée par l’espoir que le pays tout entier s’embrase. C’est au cœur du brasier qu’Anath et Carvin se découvrent. Contre toute attente, contre toute raison, c’est dans la lutte que naît leur amour. L’un et l’autre n’ont plus rien à perdre, mais une vie à gagner. Sont-ils fous, criminels, insensés ? Ont-ils une chance de triompher ? Qu’importe ! Dans la folie du temps présent, ils auront su dire non. Ils auront fait entendre leur voix.

    Si la littérature française n'est pas celle vers laquelle je me dirige d'instinct, c'est pourtant elle que j'ai choisie pour faire mon premier pas dans la rentrée littéraire de ce début d'année. Aucun regret puisque l'auteur de Les vivants et les morts (adapté avec succès pour France 2 et Arte) nous offre un roman social palpitant qu'on ne lâche plus à condition de s'accrocher les quelque soixante premières pages peu convaincantes.

    Un livre que certains ne manqueront pas de qualifier de gaucho mais qui saura exalter le plus grand nombre je l'espère même si le romancier, davantage observateur que conteur, ne tombe pas dans la happy end utopique, éternellement convoitée, historiquement toujours râtée. Jusqu'à quand ?... Le final de cette lutte, même s'il n'est pas celui escompté, n'en est pas moins beau. Les personnages bruts aux verbes hauts sentent le vrai gens, la vraie vie. Ce roman n'est pas simplement crédible, il est ancré dans la réalité. Une justesse qui mérite d'etre saluée et qui prouve, si besoin était, que la lutte des classes n'a rien de démodé.

  • Deux douceurs en une

    Bon alors mes petits lapins, tout le monde a transmis ses voeux pour la nouvelle année ? Parfait. Tout le monde a pris de bonnes résolutions et s'évertue à les tenir (au moins jusqu'à la fin du mois) ou tout le monde s'est abstenu pour ne pas immédiatement les trahir (comme à chaque fois) ? Parfait bis repetita.

    Alors on continue sur sa bonne lancée en se joignant à l'engagement de Skip 2 en 1 Cajoline auprès de l'association Enfance et Partage. Car oui, loin de se contenter de mettre du doux dans notre linge notamment avec son tout nouveau parfum Fleur de passion Ylang-Ylang mêlant la gourmandise du fruit à la fraîcheur boisée de la fleur et disponible en liquide, capsules ou tablettes, Skip contribue à mettre un peu de douceur dans la vie de ceux qui en manquent.

    C'est dans cet objectif que la marque a créé le site partageons la douceur. En se connectant, les internautes peuvent envoyer des câlins virtuels à la personne de leur choix grâce à trois programmes ludiques : le câlin Délicat, le câlin Mix ou le câlin à 90 °. Cette animation en ligne événementielle est un moyen simple et amusant de faire plaisir à ses proches tout en faisant gratuitement une bonne action puisque pour tout câlin envoyé, Skip 2 en 1 Cajoline reverse 0,50 € à Enfance et Partage (dans la limite de 100 000 câlins).

    Les sommes récoltées permettront entre autres des interventions au sein d'établissements scolaires (de la maternelle jusqu'au collège) et auprès d'adultes (Instituts universitaires de formation des maîtres, écoles d'infirmières, établissements de formation d'éducateurs, gendarmeries...) afin de sensibiliser ces différents publics à la problématique de la maltraitance.

    Allez mes p'tits lapins, on file faire du câlin deux en un.

    Article sponsorisé

    Partage propulsé par Wikio

  • Chronique de l'effort #29

    Ou ma vie de libraire.

    Je dois dire que dans ce métier de reconversion qui est assez loin du fantasme que j'en avais (on transbahute davantage de cartons que l'on ne converse littérature), j'ai une chance incroyable.

    Oui, j'ai la veine incommensurable d'avoir atterri dans une bourgade emplie de génies. Certes, il s'agit moins d'un constat personnel que d'un ouï-dire... N'empêche que c'est proprement hallucinant le nombre de clients qui viennent m'acheter des ouvrages pour des enfants "particulièrement en avance sur leur âge", "très éveillés", "vraiment mûrs par rapport aux autres enfants".

    Ce que je peine à comprendre, c'est pourquoi, quand je me plie, nullement sceptique (...), à leur requête dépourvue d'orgueil sans fondement, en leur proposant un ouvrage destiné à un enfant d'au moins deux années de plus que leur petit quotientisé intellectuellement supérieur, je me vois systématiquement rétorquer que "non, vraiment, je crois que ça va être un peu trop compliqué".

    "... Vraiment ?"