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31/01/2011

Dernière nuit à Twisted River de John Irving

Editions du Seuil - 562 pagesculture,littérature,livre,usa,etats-unis,roman

Présentation de l'éditeur : Au nord du Nord, au pays des bûcherons et des flotteurs de bois - les draveurs -, il était une fois un petit cuisinier et son fils de douze ans, gamin impressionnable à l'imagination peuplée d'ours indiscrets. Ils avaient pour garde du corps Ketchum, l'ogre anarchiste, ivrogne, rusé, noiseur, faux illettré à l'intelligence incisive. A l'image de Twisted River torrentielle, ce récit d'une vengeance impitoyable bourlingue son lecteur d'ethnies en états sur trois générations, rencontre explosive entre l'Orient et l'Occident, comédie de moeurs culinaires, tragédie des portes mal fermées entre la splendeur d'une nature meurtrière et la quiétude imprudente d'un foyer. Un chien héroïque, une Mustang bleue fantôme, une ange atterrie dans la fange : le chef Irving nous réserve toutes les surprises de son art consommé dans un roman qui se dévore et se déguste jusqu'à la dernière page. Bombe glacée pour tout le monde au dessert !

Trois ans que nous autres inconditionnels de Maître Irving l'attendions et c'est avec une pierre blanche que nous avons pu marquer le 20 janvier de cette année puisque la sortie du livre s'est accompagnée d'un numéro spécial de La Grande Librairie dédié à l'incomparable romancier. Verdict ? Il est gé-nial ! L'homme bien sûr, mais surtout le roman.

Alors certes il démarre un peu lentement mais les tout au plus trente premières pages un peu déconcertantes sont vite oubliées et l'on est définitivement plongé dans la vie de Daniel Baciagalupo, orphelin de mère et assassin malencontreux de la maîtresse de son père, évènement malheureux qui conduira les deux hommes à fuir toute leur vie pour échapper à la vengeance du compagnon de la victime.

Comme à son habitude, Irving nous offre une construction et une prose éminemment travaillées sans rien y laisser paraître et c'est avec un plaisir non dissimulé que ses lecteurs aguerris retrouvent des éléments clés de son oeuvre (ours, initiation sexuelle par une femme plus âgée, deuil, etc.) Il n'a vraiment pas son pareil pour nous conter nos peurs les plus intimes et nous faire sourire avec des anecdotes cocasses. Et ce toujours jusqu'à la toute dernière ligne. Il est incontestablement le plus grand écrivain de son époque.

A lire absolument. Et toute son oeuvre par la même occasion. Et à relire. Encore. Et encore.

Ne reste plus qu'à espérer qu'il tienne sa promesse faite à Busnel d'écrire des romans plus courts... et donc normalement plus fréquents.

12:24 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Littérature américaine, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it!

Commentaires

Bonjour Charlotte et très bonne année à retardement;je te signale une interview du maitre dans la revue "LIRE" amitiés

Écrit par : alain | 01/02/2011

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Shame on me : excellente année à tous les deux également !!! J'ai vraiment fait l'impasse générale sur les voeux cette année :S Pour le dossier, je ne risquais pas de le manquer étant donné que je suis abonnée à la revue ;) J'ai d'ailleurs un peu regretté de l'avoir lu avec l'émission spéciale de la Grande Librairie puisqu'il s'agissait d'un quasi copié-collé. Ce mec me fait vraiment rêver... et quelle baraque ! Quoi de neuf de votre côté ? Bises à vous.

Écrit par : charlotte à alain | 07/02/2011

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