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06/12/2010

Les déferlantes de Claudie Gallay

Editions du Rouergue - 525 pagesles déferlantes.jpg

Présentation de l'éditeur : La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.

Voici un livre qui a fait du bruit. A tel point qu'il s'est vu décerner le Grand Prix des lectrices Elle 2009. S'il est un peu déconcertant au début, entraînant même la question de savoir si l'on a bien envie de continuer sa lecture, l'histoire se met en place jusqu'à ce que l'on ne souhaite plus s'en défaire pour savoir le fin mot de l'histoire. Claudie Gallay réussit avec talent à dépeindre l'atmosphère de ces villages dont on dit qu'il ne s'y déroule rien alors même que tout s'y passe, bien qu'avec infiniment plus de discrétion qu'à la ville, mais pas moins de douleur ni moins d'erreur humaine. Pudeur et retenue ne font que renforcer la profondeur des personnages et de leurs sentiments malgré leur primo-apparente impassibilité, contre vents et marées.

Extrait :

Il y avait dans son regard un mélange de tendresse et de douleur, une lumière propre à ceux qui vivent la vie avec infiniment plus d'acuité que les autres. Le regarder m'a fait mal.

11:23 Écrit par charlotte sapin dans Citation, Culture, Littérature française, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it!

Commentaires

Moi aussi, j'ai eu du mal à rentrer dedans, et c'est vrai, il y a un moment où la lecture devient plus intéressante. Mais quand même, ça manque nettement de souffle je trouve, et j'ai été déçue par rapport à ce qu'on m'en avait dit...

Écrit par : Lilali | 10/12/2010

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Oui, je reconnais qu'il a fait beaucoup de bruit par rapport à ce qu'il est vraiment mais j'en garde quand même un bon souvenir.

Écrit par : charlotte à Lilali | 11/12/2010

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Une belle oeuvre, un joli billet.

Écrit par : pikkendorff | 07/05/2012

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Oui et merci :)

Écrit par : charlotte à pikkendorff | 29/05/2012

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Les commentaires sont fermés.