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Chronique de l'effort #28

Ou ma vie de barmaid.

Car oui, dans mon jeune temps, j'ai eu la chance d'accéder à ce rêve d'être, le temps d'une soirée étudiante, la serveuse sexy de feu la boîte branchée de la capitale de la moutarde.

En quoi passer de l'autre côté du zinc peut représenter une sorte d'idéal ? Ben quand tu es jeune, tu aimes vivre la nuit et tu adores le bruit. De surcroît, tu te dis que tu vas pouvoir boire gratos (oui car le statut d'étudiant est souvent assorti des épithètes fauché et alcoolique), tu te dis que tous tes compatriotes de galère estudiantine (alcooliques et fauchés) vont te faire du charme pour avoir leur verre à l'oeil et surtout, que tu vas pouvoir t'attirer les bonnes graces de tes targets en les gratifiants de munitions généreusement offertes.

Sauf que.

Quand tu accèdes à la soirée paradisiaque par excellence d'un point de vue de la roucoulade universitaire en compagnie de ton Jules, tu te rends compte qu'être de l'autre côté du comptoir n'est pas une sinécure. Déjà, les présumés courtisans se révèlent être des sacoches impatientes qui piaffent parce que leur verre n'arrivent pas assez vite ; la boisson n'étant pas ton métier, tu n'as pas tout à fait le débit exigé pour la fonction. Là-dessus, tu réalises que dans ton fantasme, tu avais omis les séductrices pochtronnent qui font les yeux doux à ton mec pour négocier leur breuvage. Du coup, ta jalousie avancée te pousse à profiter plus que de raison de ton open bar personnel et tu finis complètement bourrée.

Gueule de bois 1 - Rêve (en bois) 0

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