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19/10/2010

Easter parade de Richard Yates

A paraître le 21 octobre.

Editions Robert Laffont - 257 pageseaster parade.jpg

Présentation de l'éditeur : Toutes deux nées dans les années 1920 aux États-Unis, filles d'un couple divorcé, Sarah et Emily déménagent d'une ville à l'autre au gré des lubies de leur mère. Leur père n'a pas l'étoffe d'un héros : c'est un « simple préparateur de copie » quand elles le rêvaient éditorialiste du Sun. Emily, la plus lucide, éprouve quelque jalousie à l'égard de sa soeur aînée, plus jolie et plus douce aux yeux de tous. Plutôt que l'université, c'est à un joli mariage avec un bon parti que leur mère la destine. Et, de fait, tandis qu'Emily entre à Barnard, Sarah épouse le fils de voisins anglais. Lors de la parade de printemps de 1941, l'Easter Parade, ils sont photographiés ensemble dans tout l'éclat de leur jeunesse ; un avenir radieux s'offre à eux. Pourtant, c'est une tout autre destinée qui attend Sarah… Au travers du regard d'Emily, l'auteur nous invite à une cruelle traversée des apparences.

C'est l'histoire de deux soeurs qui échouent dans la vie, chacune à leur façon. Celle vouée à toutes les réussites semble avoir l'existence la plus ratée, connaître l'échec le plus cuisant, mais finalement, les échecs "normaux" de sa soeur (sentimentaux, professionnels, amicaux) sont tout aussi pathétiques et ravageurs.

Ce roman ne tombe pas des mains mais n'emporte ni ne bouleverse vraiment.

Extrait :

Mais être une intellectuelle ne se résumait pas à s'exprimer d'une certaine manière, ni même à être en tête des classements semestriels, ou à passer tout son temps libre dans les musées, les salles de concert ou les cinémas projetant ces films qualifiés "d'auteur". Il fallait également apprendre à ne pas être frappée de mutisme en arrivant à une soirée pleine d'intellectuels confirmés et plus âgés, et à ne pas commettre l'erreur inverse de parler à n'en plus finir, de débiter inepties et idées outrancières en continu, dans l'espoir désespéré de racheter l'ineptie ou l'outrance précédente et, après coup, à ne pas se tordre de remords dans son lit.

18:02 Écrit par charlotte sapin dans Citation, Culture, Littérature américaine, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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