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  • Toute une histoire de Hanan el-Cheikh

    Editions Actes Sud - 331 pagestoute une histoire.jpg

    Présentation de l'éditeur : Dans ce récit tendre et drôle à la fois, Hanan el-Cheikh rapporte avec une scrupuleuse fidélité les confessions de sa mère analphabète, Kamleh, née au début des années 1930 dans une famille chiite extrêmement pauvre, au Sud-Liban. Après la mort prématurée de sa grande soeur, Kamleh est promise à son beau-frère alors qu'elle n'a que onze ans. Dans le quartier populaire de Beyrouth où elle s'installe avec la famille de son futur mari, elle est placée comme apprentie chez une couturière et tombe amoureuse du cousin de cette dernière, Mohamed, un jeune lettré féru de poésie. Forcée à quatorze ans de se marier avec son fiancé, Kamleh a une fille l'année suivante, puis une seconde, Hanan, trois ans plus tard, mais reste follement éprise du beau Mohamed. Elle échange avec lui des lettres enflammées qu'elle se fait écrire et lire par ses amies, s'identifie aux héroïnes du cinéma égyptien, se grise des paroles ardentes des chansons à la mode. Elle va surtout, bravant tous les usages, tenter d'obtenir le divorce, au risque d'être séparée de ses filles... Portrait finement dressé d'une femme du peuple, rusée, truculente, enjouée, ce récit a été salué à sa parution, en arabe puis en anglais, par une presse unanime.

    C'est l'histoire d'un pays, d'une religion, de ses coutumes, de ses femmes qui les subissent. Mais ce livre est avant tout un hommage saisissant d'une fille à sa mère. Un cri du coeur pour clamer l'amour trop longtemps tut. Vibrant, émouvant.

  • Sarkozy et ses femmes de Renaud Dély et Aurel

    sarko.jpgScénario : Renaud Dély (rédacteur en chef de la matinale de France Inter, ex-directeur adjoint de Marianne)

    Dessins : Aurel (dessinateur de presse pour Le Monde, Marianne, Politis, Siné hebdo...)

    Editions Drugstore - 126 pages

    Présentation de l'éditeur : Nicolas Sarkozy a accédé à la fonction suprême en bousculant les conventions et les obstacles, il a conquis les médias et séduit les français en 2007… Bref, il a redonné sa force virile à la politique. Un vrai mec, notre président. Mais ce macho-là a bien des problèmes avec les femmes. Avec les siennes, ses épouses, ses conquêtes, sa mère, avec celles qui l’accompagnent en politique et qu’il fait entrer au gouvernement, avec celles qu’il rencontre… Notre hyper-président est un hyperaffectif. Aussi était-il intéressant de retracer son parcours au rythme de ses rencontres féminines.

    Je m'attendais à trouver une mise en bulles au vitriol du rapport de Nicolas Ier aux femmes. Il s'agit en fait d'une biographie assez sympathique. Donc sans intérêt, d'un point due vue tout à fait partial.

  • La distribution des lumières de Stéphanie Hochet

    Editions Flammarion - 184 pagesdistribution lumières.jpg

    Présentation de l'éditeur : A première vue, Aurèle est simplement une adolescente dévergondée. Elle ne se sépare jamais de son frère Jérôme, qui incarne la figure de l'idiot. Au collège de Mortissieux, elle suit les cours de musique d'Anna Lussing. Anna devient pour Aurèle une obsession, un manque, une cible. Pasquale Villano, un traducteur italien exilé en France, rencontre Anna, s'éprend d'elle. Et le paiera cher. Roman sur les tentations dangereuses de l'adolescence, la cruauté et la candeur, La distribution des lumières met en mouvement des personnages qui s'opposent, se reflètent, s'éblouissent, chacun en proie à une vérité intérieure.

    Pas désagréable à lire mais pas particulièrement enthousiasmant. Disons que dans la catégorie polar social, c'est loin derrière Apocalypse bébé.

  • Sheryfa, fais-moi peur...

    Non, vous n'hallucinez pas, je vais bien vous parler de Miss déni de grossesse. Non pas que je sois fan de la popstar Sheryfa Luna, loin, biiiiiien loin de là. En fait, je n'évoque le sujet que parce que je suis consternée.

    Que la demoiselle ouaich ouaich cause pas le français dans le texte, on l'excuse, elle est pas la seule et c'est pas tout à fait de sa faute, même si aller à l'école, ça peut aider, mais quand on entend les fautes grammaticales ou syntaxiques que font aujourd'hui les journalistes, on se dit que bon. Bref. Mais que sa maison de disques lui fasse chanter "Malgré que tu me manques", on se dit "au secours !". Soit c'est un plan com' de ridiculisation de la chanteuse, soit c'est une goutte d'eau dans la mer du grand complot du nivellement par la connerie.

    Déjà qu'avant ça, le très incorrect "malgré que" était ancré plus que de raison dans le mauvais verbe français, mais là, c'est foutu !

    Sauf si l'on considère que Sheryfa Luna est loin d'être une star de poids pouvant irrémédiablement porter préjudice à la langue française...

  • La théorie de la contorsion de Margaux Motin

    théorie contorsion.jpgEditions Marabout - 176 pages

    Présentation de l'éditeur : Je suis quelqu'un d'assez souple, dans la vie, en général. J'veux dire, je m'adapte à peu près à toutes les situations. Mais dès qu'on essaie de me ranger dans des cases et de me coller des étiquettes, je suis trop nombreuses, on fait des crises de claustrophobie. C'est mauvais pour mon teint et en plus, après, je digère mal. Je veux bien être "Mère", ça me va. "Illustratrice", c'est cool. "Fiiiille", ça me satisfait, de toute façon, si je devais faire pipi debout, j'arrêterais pas de saloper mes godasses. Mais je ne peux pas être que ça, tout le temps. Je veux être libre d'être toutes les femmes que j'ai envie d'être, même celles auxquelles j'ai pas encore pensé, même celle que je ne pensais pas vouloir être y'a cinq minutes. Et ça me semble évident que ça serait archi pas écologique tout le papier qu'il faudrait pour coller des étiquettes à toutes ces bonnes femmes... Donc autant nous laisser courir toutes nues dans les champs de pâquerettes. CQFD.

    Après l'excellent J'aurais adoré être ethnologue, Margaux Motin remet le couvert avec un deuxième tome nous décrivant toujours de manière humoristique ses aventures parentales, maritales et professionnelles. Les chroniques tendres, drôles et décalées de cette femme moderne sont toujours un délice et les illustrations toujours aussi exceptionnelles. A consommer sans modération.