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Rentrée littéraire : Bifteck de Martin Provost

bifteck.jpgEditions Phébus - 125 pages

Présentation de l'éditeur : Chez Plomeur, à Quimper, on est boucher de père en fils. En pleine Première Guerre mondiale, le tout jeune André se découvre un don pour faire "chanter la chair" - et pas n'importe laquelle :  celle des femmes, dont la file s'allonge devant la boucherie... Leurs hommes, partis au front, celles-ci comptent sur André pour goûter au plaisir suprême. Hélàs, le conflit touche à sa fin et les maris reviennent. Un matin, le boucher trouve sur le pas de sa porte un bébé gazouillant dans un panier en osier, puis un deuxième, un troisième... Du jour au lendemain, le voilà père de sept enfants, et poursuivi par un époux jaloux décidé à lui faire la peau. Avec la chair de sa chair, André s'enfuit à Concarneau et affrète un bateau. Direction l'Amérique ! Martin Provost sort des sentiers battus pour nous proposer une fable savoureuse, où il est question de sensualité, de paternité et du rapport à notre terre nourricière. Il y a du Gargantua et du Robinson Crusoé dans ce Bifteck exquis et étonnant, à consommer sans modération !

Voilà la preuve que la malbouffe provoque la mal-littérature. Cette fable à pour but de nous narrer la création du hamburger. Ca commence pourtant bien et puis ça part en vrille dans un grand n'importe quoi. Peut-être ai-je l'esprit par trop rationnaliste pour apprécier ce type de conte mais vraiment, c'est sans intérêt et très bâclé sur la fin.

Alors certes, cette littérature du merveilleux nous change de l'habituelle mélancolie française mais définitivement je préfère la triste réalité à cet onirisme doucereux. Une fois encore, je ne comprends pas pourquoi l'intelligentsia encense cet ouvrage. Probablement parce qu'ayant la certitude que ce roman sera peu apprécié par le plus grand nombre, elle pourra continuer à se sentir à part. Je reste ravie de n'en faire pas partie.

Commentaires

  • Rares sont les blogs qui font diminuer ma LAL, merci Charlotte...

  • Non mais c'est vrai, c'est important. La quantité de livre géniaux que l'on souhaite lire est parfois un peu décourageante alors c'est important de se dire qu'on peut l'empêcher de grandir encore et encore ;)

  • Bonjour,
    content de voir que je ne suis pas le seul à penser ce que je pense sur ce livre ! Je me demande comme vous : pourquoi tant d'éloges ?
    Je publie ce soir/demain matin une nouvelle rubrique "Bombance" sur le webzine Boojum, l'animal littéraire.
    J'y publierai une chronique sur ce texte qui va dans votre sens.

    http://www.boojum-mag.net

    Cordialement,

    Philippe Menestret

  • Très beau texte, merci pour le lien.

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