Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Logicomix de A. Doxiadis et C. Papadimitriou

    logicomix.jpgEditions Vuibert - 345 pages

    Scénario : Apostolos Doxiadis et Christos Papadimitriou

    Dessins : Alecos Papadatos - Couleur : Annie di Donna

    Présentation de l'éditeur : Angleterre, 1884 - Dans la solitude d'un vieux manoir anglais, le petit Bertie Russell découvre, fasciné, la puissance de la Logique. Cette découverte va guider son existence... Sur un campus américain, 1939 - Alors que les troupes nazies envahissent le Vieux Continent, le Professeur Russell raconte à un parterre d'étudiants une histoire fascinante, celle des plus grands esprits de son temps : Poincaré, Hilbert, Wittgenstein, etc., celle de leur quête acharnée - mais semble-t-il, perdue d'avance - des fondements de la vérité scientifique. Et comme ces penseurs obstinés, ces esthètes assoifés d'absolu et de vérité, toujours guettés par la folie et en butte à la violence de leur époque, tentèrent de refonder les mathématiques et la science contemporaine. Athènes, aujourd'hui - Trois hommes, deux femmes et un chien s'interrogent sur la destinée de ces hommes d'exception, leurs extraordinaires découvertes et la persistance de leur héritage dans notre vie quotidienne...

    Trois époques et trois récits entremêlés, voilà pour le moins une construction peu aisée mais qui ne complique en rien la lecture. Le plus ardu, c'est bien d'appréhender un sujet qui dépasse l'entendement commun : la logique mathématique, la vérité scientifique.

    L'ouvrage a beau être imposant et le propos simplifié au maximum - sans jamais être dénaturé pour autant -, cela ne suffit pas à un esprit aussi peu initié et quelque peu réticent à la matière traitée que le mien. Mais diable, qu'est-ce que ça donne envie de s'accrocher et de se plonger plus avant dans le sujet pour comprendre !

    Aucun doute possible, c'est LA bd qui fait réfléchir et le cadeau idéal pour tout esprit scientifique passionné.

  • Rentrée littéraire : La voie Marion de Jean-Philippe Mégnin

    Editions Le Dilettante - 158 pagesla voie marion.jpg

    Présentation de l'éditeur : Marion a réalisé son rêve : elle a ouvert sa librairie, bien à elle, au coeur du Chamonix de ses vacances de petite fille. Elle croit à la promesse d'une vie heureuse, avec son guide de mari. Au fil du temps, pourtant, le ciel s'assombrit au-dessus des neiges éternelles. Et encore... elle ne sait pas ce que le passé lui réserve.

    Les french authors peuvent démarrer avec toutes les meilleures intentions, inclure toute la poésie, le romantisme et la simplicité possibles, leurs écrits s'achèvent presque toujours en tristesse, mélancolie et tragédie. Ici encore, la réputation de la littérature française n'est pas démentie.

    Alors certes, c'est bucolique, c'est lyrique, c'est authentique. Mais c'est avant tout dramatique. C'est bien le hic.

    Ca reste un très joli texte mais pfff, c'est tristoune.

  • Rentrée littéraire : En attendant Babylone d'Amanda Boyden

    babylone.jpgEditions Albin Michel - 432 pages

    Présentation de l'éditeur : "Nous aimons un lieu qui ne peut être sauvé par des digues. Nous sommes des losers de génie. Mais, bien sûr, ceux d'entre nous qui vivent à Uptown, sur Orchid Street, ne le savent pas encore. Nous n'avons rendez-vous avec Katrina que dans un an." Placé sous le signe du chaos, le roman d'Amanda Boyden, traduite pour la première fois en français, restitue l'âme et l'atmosphère de La Nouvelle-Orléans. A la manière d'un photographe, la romancière fixe son regard sur la rue d'un quartier populaire de la ville, Orchid Street, dont elle observe la vie pendant une année. A travers les voix de plusieurs habitants, c'est un paysage social et intime, mais aussi une Amérique fissurée par les différences de race et de classe qu'elle saisit. Cette étonnante capacité à s'emparer du réel tout en tissant une trame romanesque complexe est l'une des forces de ce magnifique roman dont la véritable héroïne demeure La Nouvelle-Orléans, à la fois superbe et décadente, débordante d'énergie et de sensualité.

    L'on aurait pu croire que le seul élément à retenir de ce roman fut qu'il émane de l'épouse de Joseph Boyden (Les saisons de la solitude). Mais Madame est pourvue d'une plume aussi remarquable que celle de son écrivain d'époux.

    Elle signe ici un roman hommage à La Nouvelle-Orléans où l'on se familiarise petit à petit avec un voisinage aussi hétéroclite qu'uni dans les épreuves. Il y a Ariel et Ed, tout juste arrivés du Minnesota, l'étrange Philomenia, les Gupta originaires d'Inde, ce vieux couple amoureux et ce jeune adolescent noir tout juste sorti d'une maison de correction. Les personnages et leurs relations évoluent au gré des circonstances et les destins basculent aussi inexorablement que les ouragans avancent.

    L'enchaînement des rebondissements existentiels est dépeint d'une écriture nonchalante. Quelle meilleure opposition pour écrire ce coin de monde qui a fait de ses mélanges et incohérences sa force tout autant que sa faiblesse ?

  • Rentrée littéraire : Les Jeux de la nuit de Jim Harrison

    A paraître le 1er septembre.harrison.jpg

    Editions Flammarion - 334 pages

    Présentation de l'éditeur : Dans la veine de ses plus grandes nouvelles, Jim Harrison tisse trois destins solitaires, trois personnages tragiques en quête de rédemption qui évoluent dans l'Amérique idéale de l'écrivain, aux habitants aussi rudes que les saisons du Montana. On découvre Sarah, une adolescente qui cherche à assouvir un désir de vengeance irrépressible après l'agression dont elle a été victime à l'âge de quinze ans. On retrouve avec délectation Chien Brun, à la recherche de l'âme soeur. Et enfin un loup-garou en proie à de terribles accès de violence les soirs de pleine lune. Les Jeux de la nuit, recueil de nouvelles le plus ambitieux et le plus saisissant de Jim Harrison depuis Légendes d'automne, dépeint de manière inoubliable trois vies américaines hors du commun. Avec humour, émotion et un profonde humanité, Harrison justifie une fois de plus son statut de maître de la littérature américaine.

    Après avoir découvert de Jim Harrison De Marquette à Veracruz et ses positions engagées pour le moins croustillantes, j'attendais avec impatience ce nouveau texte qui, malheureusement, n'est pas tout à fait à la hauteur de la réputation de l'auteur. Ce n'est pas à proprement parler mauvais, mais un peu fade par rapport à ce dont nous a habitués l'écrivain.

    La nouvelle reste définitivement un exercice très périlleux, même pour le plus aguerri et reconnu des hommes de lettres.

  • Le plaisir à petit prix de Jean-Pierre Coffe

    coffe.jpgBien manger en famille pour moins de 9 € par jour

    Editions Plon - 376 pages

    Présentation de l'éditeur : Ma grand-mère, cuisinière en maison bourgeoise pendant la guerre, disait : "Avec rien, évidemment on ne peut rien faire, mais avec peu, il est possible de faire quelque chose et même quelque chose de pas mauvais du tout." Cette réflexion de bon sens m'a inspiré pour cette ouvrage. Le but de ce livre est de vous donner quelques conseils et des recettes adaptées, éprouvées, pour vous permettre de nourrir votre famille et de connaître encore, malgré les restrictions, le plaisir de manger.

    Alors là, l'arnaque ! Première page ouverte au hasard : beignets de cervelle. Deuxième page ouverte toujours au petit bonheur la chance : cervelles de porc à la grenobloise. Troisième essai : coeur de veau braisé aux carottes. Quatrième : embeurré de chou. Cinquième et dernière tentative : pudding aux épinards.

    Déjà que je n'avalerais pas ça personnellement (je suis un peu difficile mais pas tant que ça non plus), mais je pense ne pas m'avancer en disant qu'il doit être bien délicat de faire gober ça à un marmot. Donc, oui, effectivement, c'est pas cher, mais c'est parce que, comme dirait l'auteur, "c'est de la meeerde !".