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Rentrée littéraire : En attendant Babylone d'Amanda Boyden

babylone.jpgEditions Albin Michel - 432 pages

Présentation de l'éditeur : "Nous aimons un lieu qui ne peut être sauvé par des digues. Nous sommes des losers de génie. Mais, bien sûr, ceux d'entre nous qui vivent à Uptown, sur Orchid Street, ne le savent pas encore. Nous n'avons rendez-vous avec Katrina que dans un an." Placé sous le signe du chaos, le roman d'Amanda Boyden, traduite pour la première fois en français, restitue l'âme et l'atmosphère de La Nouvelle-Orléans. A la manière d'un photographe, la romancière fixe son regard sur la rue d'un quartier populaire de la ville, Orchid Street, dont elle observe la vie pendant une année. A travers les voix de plusieurs habitants, c'est un paysage social et intime, mais aussi une Amérique fissurée par les différences de race et de classe qu'elle saisit. Cette étonnante capacité à s'emparer du réel tout en tissant une trame romanesque complexe est l'une des forces de ce magnifique roman dont la véritable héroïne demeure La Nouvelle-Orléans, à la fois superbe et décadente, débordante d'énergie et de sensualité.

L'on aurait pu croire que le seul élément à retenir de ce roman fut qu'il émane de l'épouse de Joseph Boyden (Les saisons de la solitude). Mais Madame est pourvue d'une plume aussi remarquable que celle de son écrivain d'époux.

Elle signe ici un roman hommage à La Nouvelle-Orléans où l'on se familiarise petit à petit avec un voisinage aussi hétéroclite qu'uni dans les épreuves. Il y a Ariel et Ed, tout juste arrivés du Minnesota, l'étrange Philomenia, les Gupta originaires d'Inde, ce vieux couple amoureux et ce jeune adolescent noir tout juste sorti d'une maison de correction. Les personnages et leurs relations évoluent au gré des circonstances et les destins basculent aussi inexorablement que les ouragans avancent.

L'enchaînement des rebondissements existentiels est dépeint d'une écriture nonchalante. Quelle meilleure opposition pour écrire ce coin de monde qui a fait de ses mélanges et incohérences sa force tout autant que sa faiblesse ?

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