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04/08/2010

Rentrée littéraire : Franck d'Anne Savelli

A paraître le 8 septembrefranck.jpg

Editions Stock - 295 pages

Présentation de l'éditeur : "Au parloir, on ne confronte rien. Seuls la lettre, le courrier en eux-mêmes, la simple sensation de décacheter l'enveloppe et d'y voir je t'embrasse, tiens bon, comptent ici. On écrit parce qu'on n'envoie pas son corps par la poste, c'est tout." Franck dit la trajectoire d'un homme qui n'a pas su trouver sa place mais a tracé sa route dans des lieux hostiles et provisoires, poussé à la fuite, à la rue, à l'échec. Les squats, les halls de gare puis la prison, sont l'ordinaire de ce jeune homme, né à Boulogne-sur-Mer, placé dans une famille nourricière avant d'arriver à Paris comme apprenti. La narratrice de ce récit est la femme qui a aimé Franck, a voyagé des heures interminables pour trente minutes de parloir à Fleury ou à Loos, a lutté contre l'attente, n'a cessé de lui écrire. Pour parler de lui, elle observe, se souvient des lieux où il a vécu : Jourdain, Oberkampf, Gare du Nord... Dans une langue tendue, acérée et visuelle, elle approche au plus juste le sentiment de vertige, de solitude et de violence contenu dans les villes. Mais plus qu'un récit attaché à la seule vie de Franck, c'est aussi un livre qui dresse le portrait d'une société tout entière en posant avec force la question de l'homme indésirable et celle de la prison.

Le record du livre qui tombe des mains n'appartient désormais plus à Louise Erdrich pour son nouveau livre La malédiction des colombes ! Seules 16 pages, ici, ont eu raison de mon intention.

Si la jaquette du livre (la quatrième de couv' hein, parce que la première est pour le moins minimaliste...) est engageante et semble augurer une version littéraire d'Un prophète de Jacques Audiard, il n'en est rien. Enfin, pour ce que j'en sais, c'est-à-dire très très peu. Disons simplement que j'ai horreur de cette littérature pseudo-intellectuelle, pseudo-moderne à la syntaxe elliptique et aux mélanges incompréhensibles de narrations. Le trop-en-faire, c'est du cache-misère.

Allez hop, au suivant.

09:42 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Littérature française, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it!

Commentaires

hum... désolée pour vous de cette perte de temps, donc.

Écrit par : Anne Savelli | 04/08/2010

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Damned... Je suis soudainement consternée par la dureté de mes propos... Bon, si ça peut vous rassurer, je suis loin d'être une bloggeuse influente ; cette critique, qui n'engage que moi, ne fera donc nullement barrage au succès que je vous souhaite.

Écrit par : charlotte à Anne Savelli | 04/08/2010

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Merci pour ces voeux, Charlotte. Je n'ai pas la prétention de penser que mon livre puisse plaire à tout le monde et je peux très bien comprendre qu'on n'accroche pas. Cette narration, assez particulière, je vous l'accorde, a cependant pour moi une vraie raison d'être, en tout cas...

Écrit par : Anne Savelli | 04/08/2010

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Merci pour ces voeux, Charlotte. Je n'ai pas la prétention de penser que mon livre puisse plaire à tout le monde et je peux très bien comprendre qu'on n'accroche pas. Cette narration, assez particulière, je vous l'accorde, a cependant pour moi une vraie raison d'être, en tout cas...

Écrit par : Anne Savelli | 04/08/2010

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Charlotte, il faut compter les livres qu'on n'a pas lus dans les abandons, par conséquent ils ne peuvent pas être validés pour le 1%...
Sinon, je suis heureuse de constater que beaucoup d'auteurs ne se formalisent pas des critiques négatives faites sur leurs ouvrages (ça nous change de certaines mésaventures récentes).

Écrit par : Schlabaya | 09/08/2010

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La lecture a ceci de particulier qu'elle est assez dépendante de nos humeurs ou du contexte dans lequel on évolue. C'est pourquoi il faut toujours laisser une deuxième chance à tout livre. Ce que je ne manquerai pas de faire d'ici quelques temps !

Écrit par : charlotte à Anne Savelli | 09/08/2010

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Règle enregistrée ;)
Sinon, je suis également agréablement surprise du recul et de l'humilité d'Anne Savelli. Surtout au regard de ma critique... J'aurai au moins appris à ce contact à mesurer à l'avenir mes propos dans mes notes de lecture.

Écrit par : charlotte à Schlabaya | 09/08/2010

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