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Tamara Drewe de Posy Simmonds

tamara drewe.jpgEditions Denoël - 133 pages

Au commencement, il y a Beth et sa maison d'hôte pour écrivains. Tout est calme, paisible, propice à la création. Mais quand Tamara, une jeune chroniqueuse racontant sa vie dans la presse people (un peu comme Carry Bradshaw dans Sex & the city), avec son nez refait, ses mini-shorts et ses moues fatales débarque au village, c'est la panique dans la gent masculine : de l'auteur à succès au musicien frimeur en passant par le jardinier factotum, nul n'échappe au charme de cette Amazone londonienne du XXIe siècle. Cette zizanie s'opère sous l'oeil des jeunes désoeuvrés du coin qui ne vont qu'embrouiller les affaires déjà bien compliquées des adultes. Le drame semble inéluctable...

Cette libre adaptation par Posy Simmonds du roman Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy (plus connu pour son tragique Tess d'Urberville) est d'une qualité exceptionnelle tant d'un point du vue de la forme que du fond. Cette satire de la middle class anglaise, en particulier du milieu littéraire, n'est ni un roman, ni une bande dessinée ; c'est un roman graphique alternant strips et récit. Cette mise en forme inhabituelle crée une atmosphère très particulière qui ne fait que renforcer le poids de ce marivaudage moderne. Une tragi-comédie acide unique !

Pas étonnant que Stephen Frears ait choisi d'adapter cette oeuvre au cinéma (en salle depuis le 14 juillet).

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