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Rentrée littéraire : Demain j'aurai vingt ans d'Alain Mabanckou

A paraître le 19 aoûtmabanckou.jpg

Editions Gallimard - 382 pages

Présentation de l'éditeur : Pointe-Noire, capitale économique du Congo, dans les années 1970. Le narrateur, Michel, est un garçon d'une dizaine d'années qui fait l'apprentissage de la vie, de l'amitié et de l'amour, tandis que le Congo vit sa première décennie d'indépendance sous la houlette de "l'immortel Marien Ngouabi", chef charismatique marxiste. Les épisodes d'ne chronique familiale truculente et joyeuse se succèdent, avec ses situations burlesques, ses personnages hauts en couleur : le père adoptif de Michel, réceptionniste à l'hôtel Victory Palace ; maman Pauline, qui a parfois du mal à éduquer son turbulent fils unique ; l'oncle René, fort en gueule, riche et néanmoins opportunément communiste ; l'ami Lounès, dont la soeur Caroline provoque chez Michel un furieux remue-ménage d'hormones ; bien d'autres encore. Mais voilà que Michel est soupçonné, peut-être à raison, de détenir certains sortilèges... Au fil d'un récit enjoué, Alain Mabanckou nous offre une sorte de Vie devant soi à l'africaine. Les histoires d'amour y tiennent la plus grande place, avec des personnages attachants de jeunes filles et de femmes. La langue que Mabanckou prête à son narrateur est réjouissante pleine d'images cocasses, et sa fausse naïveté fait merveille.

Mabanckou compte parmi les grosses pointures de cette rentrée littéraire qui ne laisse que peu de place aux nouveaux talents. Je découvre quant à moi pour la première fois l'écriture de cet écrivain congolais enseignant la littérature francophone à l'université de Californie, Los Angeles (UCLA).

C'est une tranche d'histoire dans une tranche de vie que nous offre l'auteur. C'est frais, très plaisant à lire même si je reste un petit peu sur ma faim. Malgré une narration facétieuse, il manque un petit quelque chose d'indéfinissable. Comme la sensation d'avoir plongé dans un carnet intime et d'avoir été interrompu en cours de lecture.

Agréable mais pas incontournable.

Commentaires

  • Un beau roman faussement naïf, qui nous donne la vision du Congo des années 70, au travers les yeux d'un petit garçon de 10 ans. Mais plus que tout, cela montre que notre vision du monde est dépendante de notre environnement et notamment des médias.
    A lire.
    http://vousnepouvezpasraterca.blogspot.com/2011/01/demain-jaurai-vingt-ans-alain-mabanckou.html

  • Merci pour ce nouvel éclairage :)

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