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12/07/2010

Loving Frank de Nancy Horan

loving frank.jpgEditions Buchet Chastel - 539 pages

Quatrième de couv' : Au début du XXe siècle, la bonne société de Chicago resta foudroyée par le soufre d'un scandale sans précédent. Pour l'amour éperdu d'un homme, une femme osa l'impensable et commit l'irréparable. Elle en paya le prix toute sa vie. Elle s'appelait Mamah Borthwick Cheney. Lui n'était autre que Frank Lloyd Wright, l'enfant génial et rebelle de l'architecture américaine à qui Mamah et son mari Edwin Cheney avaient demandé, en 1903, de construire leur nouvelle maison. En 1909, tombée entre-temps follement amoureuse du célèbre architecte, Mamah choque une époque pudibonde et dévote en quittant son mari et ses deux jeunes enfants pour suivre Frank Lloyd Wright en Europe. Ce dernier, tout aussi épris, laissait derrière lui une Amérique stupéfaite, une épouse et six enfants... Enchaînés par la passion, mais hantés par une culpabilité intolérable, ils firent la une de la presse américaine durant leurs séjours en Allemagne, en Italie et à Paris, lors de la grande crue de 1910... Mais aucun journal à sensation n'aurait pu prévoir ce qui adviendrait à ce couple maudit de retour au Etats-Unis, en 1914. La violence du dénouement verra - au-delà du déchirement des familles Cheney et Wright - le monde pétrifié. Pour la première fois nous est contée l'histoire de l'émancipation très en avance sur son temps de Mamah Borthwick, et de son amour pour l'un des plus grands maîtres de l'architecture moderne.

Tout simplement exceptionnel. Cette histoire d'amour extra ordinaire de deux personnages hors norme est tout simplement passionnante. Aussi fabuleuse que tragique. D'un côté, un architecte de génie - on lui doit notamment le Guggenheim -, de l'autre, une intellectuelle américaine prisonnière de son carcan d'épouse et mère au foyer qui décide de suivre les élans de son coeur plutôt que la morale ambiante et devient, bien involontairement, une figure marquante du féminisme.

Sous certains aspects, cette passion n'est pas sans rappeler celle de Francis Scott et Zelda Fitzgerald que l'on peut découvrir dans Alabama Song de Gilles Leroy, Accordez-moi cette valse de Zelda ou Tendre est la nuit de F. S. Fitzgerald, notamment en ce qui concerne l'égocentrisme des génies.

C'est d'ailleurs cet aspect qui a retenu l'attention de T. C. Boyle (D'amour et d'eau fraîche) qui lui aussi a écrit sur le célèbre artiste en bâtiments : Les femmes. Nancy Horan a si bien su me captiver sur la portion de vie de Wright aux côtés de Mamah (prononcer May-mah) que je n'ai qu'une envie, c'est de me plonger dans les autres amours tumultueuses de l'architecte.

Il est vraiment des destinées hors du commun qui peuvent vous faire rêver autant que vous horrifier. Celles de Mamah et Frank sont de celles-ci.

A lire absolument.

11:05 Écrit par charlotte sapin dans Bio/autobiographie, Chronique féministe, Citation, Culture, Littérature américaine, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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