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  • Emilie de Louise Tremblay d'Essiambre

    Guy Saint-Jean Editeur - 532 pagesémilie.jpg

    Quatrième de couv' : Charlotte est partie. Emilie est restée. Moins solide et impétueuse que son aînée, la cadette a hérité des névroses et des migraines de sa mère qui l'a forgée à son image. C'est une nature passive, sereine, sans talent particulier. Privée du soutien de Charlotte, partie en quête de son grand amour à travers l'Europe bombardée, Emilie se laisse aller... Mais l'eau qui dort couve des tempêtes - et l'amour, les bouleversements familiaux, les aventures de Charlotte auront raison de cette apparente tranquillité. Bientôt, la deuxième soeur Deblois fait, à son tour, ses premiers pas dans la vie. La vraie...

    Après Charlotte, c'est à Emilie de faire entendre sa voix, même si comme dans le tome précédent, chacun des protagonistes à la parole. L'on poursuit ici les aventures de la famille Deblois, certains secrets se révèlent et la proximité d'avec les personnages monte en puissance. L'intrigue ne faiblit pas, bien au contraire ; une vraie suite comme on les aime.

    L'écriture est toujours aussi fluide et la psychologie des personnages aussi fine. Impossible de lâcher le bouquin une fois que l'on s'est plongé dedans. Et la fin de ce deuxième volet du quatriptyque laisse présager d'une suite exceptionnelle ; mais il faudra patienter jusqu'en septembre...

    Extrait :

    Depuis qu'elle était enfant, les mots avaient été son réconfort, sa force, sa pulsion. Les lire ou les écrire faisait qu'ils se joignaient en elle en un tout global qui arrivait à lui procurer suffisamment d'évasion pour tolérer son quotidien. Il en avait été ainsi pendant toute son enfance. Il en était ainsi encore aujourd'hui.

  • Charlotte de Louise Tremblay d'Essiambre

    charlotte.jpgGuy Saint-Jean Editeur - 667 pages

    Quatrième de couv' : Elles sont trois soeurs. Un père absent. Une mère présente, trop présente : migraineuse, alcoolique, hypocondriaque, Blanche est un dragon. Chez les Deblois, on vit au rythme de ses crises, de ses colères et de ses folies. On vit mais à peine, en somme. Montréal, automne 1942. Charlotte s'en va. Dix-huit ans à étouffer dans cette maison, c'est bien suffisant. Bien sûr, il aurait fallu veiller sur ses soeurs plus jeunes, plus fragiles. Mais il faut vivre, aussi. Et vivre loin. Clore enfin cette parenthèse d'adolescence où toutes les responsabilités lui revenaient. Où l'amour frappait maladroitement à la porte. Où s'évader dans les livres ne suffisaient pas. Alors, voilà, Charlotte s'en va.

    Cette saga a conquis des milliers de lecteurs québécois et ça n'est pas pour rien. Décidément, cette nation regorge d'artistes de talents en tous genres.

    "Des mots sensibles, des phrases poignantes, des descriptions évocatrices et des dialogues prenants" (Journal de Montréal), autant de raisons qui nous happent littéralement au coeur de cette famille atypique et de ses secrets les plus lourds.

    Si le premier tome de ce quadriptyque est davantage centré sur Charlotte, l'auteur nous fait passer d'un personnage à un autre, de vécus en ressentis respectifs, avec une aisance toute irvingienne (non je ne suis pas mono-maniaque, John Irving est grand, c'est tout).

    Le must étant que si le charme agit, il reste trois autres volets à découvrir.

    L'inconvénient étant que si le second tome est sorti le 17 juin, le troisième est prévu pour le 16 septembre et le dernier n'est pas encore annoncé...

    Extraits :

    Je vais partir.

    Je dois partir.

    Tout laisser derrière, tout quitter, faire le vide autour de moi pour retrouver ma dignité et tout recommencer.

    Je vais fuir comme si j'étais coupable. Je suis peut-être coupable d'avoir trop aimé.

    On me dit forte et c'est comme si j'entendais le reproche dans la voix. Je n'ai besoin ni de sollicitude, ni de soins, ni de présence inquiète, alors je ne suis d'aucun intérêt. Par contre, on attendait de moi que je sois efficace alors qu'on attendait des autres qu'ils soient malades. Et n'est-ce pas que j'ai été efficace tout au long de ces années ? Malgré cela, j'ai l'impression que c'est un crime que d'être forte et en santé. J'ai l'impression qu'on me montre du doigt. Je suis celle qui dérange le cours établi des choses. Je suis différente.

    (...) Et tant pis pour les autres, ce n'est pas ma faute s'ils n'ont rien compris. J'ai si souvent eu cette impression qu'ils ne cherchaient même pas à comprendre qu'aujourd"hui, je suis indifférente.

    ...

    Charlotte ne s'ennuyait jamais ou si peu. Elle arrivait en pensée à faire vivre tout un éventail de personnages, d'enfants seuls comme elle, d'orphelins malheureux. Ses idées, ses observations, elle les transformait en géants, en fées ou simplement en amis imaginaires venus combler le vide autour d'elle.

  • Les Bleus, ça fait mal...

    Et en la matière, ni l'Arnica ni le Synthol n'ont la capacité de soulager la douleur.

    Moi qui déteste le foot et tout ce qui l'entoure, je profite que tout le monde est énervé pour balancer un peu sans risquer de me retrouver avec un contrat sur la tête de la part de quelques suppporters fanatiques.

    Donc.

    Déjà que nous les Français, on avait mauvaise réputation à l'étranger mais là, c'est le pompon. En plus de "sales cons", voilà que maintenant on nous prend pour des imbéciles.

    Faut dire qu'avec des mecs qui n'avait pas compris que leur statut de sportifs pétés de thunes leur permettait de tirer leur coup gratos, fallait pas s'attendre à grand chose.

    Je me demande ce que Raymond va nous réserver comme scoop pour faire oublier ce fiasco...

    Peut-être qu'Estelle demande le divorce ?

    Mouahahah.

  • Chronique féline #3

    Quand je me permets de rappeler à mon chat qu'il serait de bon aloi de me céder la place dans le fauteuil parce que bon quand même c'est moi le patron, il me hurle de rire au nez.

    Salaud de chat.

    chat rire.jpg
  • Dickens, barbe à papa de Philippe Delerm

    Editions Gallimard - 104 pagesdickens delerm.jpg

    Quatrième de couv' : "Merci pour la purée, pour Alain de Botton, pour le vin chaud, pour Léautaud, pour les Mustang de don Pedro, pour Flaubert et la menthe à l'eau, pour la pizza des pas perdus, les nuits anglaises de Dickens et les secrets du mousseux tiède. Bien sûr que l'on dévore encore. Comment se souvenir sinon d'avoir pu dévorer ?"

    A peine plus de 100 pages, quelle sinécure ! Et bien je ne suis même pas allée au bout. Je n'aime pas plus ce que fais le père que ce que fait le fils, si je ne m'abuse dans la filiation.

    Cette succession de madeleines de Proust est d'une facilité sans nom et dépourvue d'intérêt. Sans le nom, ça n'aurait jamais été édité.

    Berk, au rebut.