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28/04/2010

Les derniers jours d'un immortel de Bonneval & Vehlmann

derniers jours.jpgEditions Futuropolis - 150 pages

Présentation de l'éditeur : Depuis l'Incal, on sait que la science-fiction ne se limite pas au space opéra mais peut aussi être conte philosophique. Fabien Vehlmann et Gwen de Bonneval relèvent le défi avec brio, évoquant avant tout les pauvres humanoïdes que nous sommes, privilégiant les évolutions, révolutions, mutations psychologiques et philosophiques, aux progrès technologiques. Dans un futur lointain, l'univers a révélé de nombreuses autres civilisations, regroupées dans la «Communauté Universelle». Des espèces, très différentes les unes des autres, cohabitent tant bien que mal. Elijah fait partie de la «Police Philosophique» et doit, à ce titre, régler les conflits qui se produisent, le plus souvent dus à une méconnaissance de l'Autre. Une guerre intestine a d'ailleurs éclaté entre les Ganédons et les Aleph 345. La cause : un crime vieux de plusieurs milliers d'années, ayant provoqué une colère immémoriale qui resurgit et met en péril l'équilibre même de l'univers. La menace est réelle et effroyable. Elijah doit immédiatement en faire sa priorité, sans pour autant abandonner les dossiers en cours. Contre son gré et ses convictions, il se crée un second «écho», sorte de clone dans lequel sont implantées ses données personnelles. Faut ce qu'il faut ! Pourtant, interrogations et doutes de plus en plus prégnants l'assaillent. La décision de son ami de toujours (c'est-à-dire depuis des siècles !) de mettre fin à ses jours n'est pas étrangère à ce mal être. Pourquoi décider de mourir quand on peut vivre éternellement, en excellente santé, avec l'apparence que l'on souhaite et que l'on peut modifier à sa convenance ? Mais justement, dans un monde où la mort n'existe quasiment plus, où la procréation est strictement limitée, que devient la VIE ? Sans son pendant, peut-elle encore avoir un sens ?

Si science-fiction rime avec action, c'est ici beaucoup plus avec réflexion. Vivre éternellement mais s'oublier pan après pan ? Vivre dans un monde où il faut sans cesse concilier les différentes communautés universelles alors qu'aujourd'hui les seules terriennes s'en montre si difficilement capables ? Autant de questions auxquelles chacun apportera sa réponse... après avoir découvert celle d'Elijah sous le lavis noir aérien et géométrique très sixties/seventies de Gwen de Bonneval, au fil de l'intrigue de Fabien Vehlmann. Un véritable conte philosophique sur la mémoire, l'amitié, l'amour et le sens de l'existence.

Nous avons beau être devenus immortels, tout reste toujours une question de temps.

16:59 Écrit par charlotte sapin dans Bande dessinée, Citation, Culture, Littérature française, Livre, SF, fantasy, fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it!

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