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... à la folie de Sylvain Ricard et James

Editions Futuropolis - 142 pagesà la folie.jpg

Présentation de l'éditeur : Sylvain Ricard et James racontent l'histoire ordinaire d'un couple qui va s'enfoncer dans la violence conjugale. À la folie est un récit à deux voix. Les personnages, la femme et l'homme racontent la situation telle qu'ils la vivent, presque sans acrimonie. Un récit qui n'occulte pas pour autant la violence physique et psychologique. Voici l'histoire d'un petit couple " ordinaire " qui s'aime un peu, beaucoup, à la folie... Ils se sont rencontrés, il y a quelques années et se sont rapidement mariés. L'homme gagne bien sa vie, la femme n'aura pas besoin de travailler. Pourtant un jour, cette harmonie se brise. Une bête dispute, rien de spécial explique-t-elle. Mais cette dispute entraîne les premiers coups. Leur vie bascule et l'horreur s'installe au quotidien. La femme se tait. Elle finit même par accepter cette situation, voire excuser son mari. Peu à peu, les proches de la femme s'aperçoivent de la situation. Chacune y va de son conseil. Pour son amie, il faut porter plainte auprès de la police. Pour sa mère, la violence masculine est purement hormonale. Ils se calment dès que les femmes accordent quelques " petites attentions " aux hommes. Jusqu'au jour où la femme ne peut plus supporter cette situation atroce...

Bien souvent divertissante, la bande dessinée est parfois dure. C'est le cas ici sur le thème de la violence conjugale. Dans ce récit à deux voix, celle d'un couple. Une union d'étrangers mariés trop vite qui s'est enfoncée, tout doucement, insidieusement, dans la violence physique et psychologique.

Dans ce récit d'une vie presque ordinaire, l'on découvre comment l'horreur s'intalle au quotidien, comment l'entourage peut réagir en de pareilles circonstances, comment l'homme passe encore trop souvent entre les mailles du filet pour ce type d'agissements et combien, tout ceci réuni, rend à la femme battue le chemin difficile pour s'en sortir alors qu'elle est déjà dépendante de son bourreau qui sait si bien jouer la victime pour se déculpabiliser. Comme un bon gros connard quoi. Comme "une bête", si l'on s'en tient au graphisme, même si je pense que cela diffame l'animal dont "l'humanité" semble chaque jour plus supérieure à celle de l'homme - qui a donc lui-même défini les notions d'humanité et d'animalité.

Cette bd, dont on ignore tout avant d'en commencer la lecture, me fait penser que je trouve vraiment dommage que le neuvième art se dote si rarement d'une quatrième de couv'.

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