Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« La guerre presse-bouton | Page d'accueil | A propos d'un gamin de Nick Hornby »

20/08/2009

La Prophétie des Andes de James Redfield

Et si les coïncidences révélaient le sens de la vie ?

Editions Robert Laffont – 318 pages

andes.jpgQuatrième de couv’ : A l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé six cents ans avant J.-C. et une prophétie : notre société va subir un grand bouleversement. Intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises, qui va transformer sa vie. Commence alors une aventure magique et enchanteresse, une dangereuse initiation : une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes au cœur de la forêt amazonienne sur la voie des révélations de la vie. Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c’est notre propre quête qui débute. Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l’existence, nous nous apercevrons que nous avons été judicieusement placés, à l’endroit adéquat… pour changer quelque chose en ce monde.

Ma fugace carrière de libraire m’a permis d’appréhender l’importante part de marché occupée par les témoignages et les récits mystiques ; deux styles bien loin de mes inclinations littéraires habituelles. Soucieuse d’être en mesure de renseigner au mieux la clientèle tout autant que désireuse de comprendre ce qui semblait susciter intérêt et engouement manifestes, je me lançais à l’assaut d’un des best-seller du genre.

Je dois dire que j’hésite franchement dans le choix du substantif adéquat pour qualifier l’auteur ou tout homologue. Une telle exaltation n’appelle que deux possibilités mais diamétralement opposées : Bisounours ou Gourou.

S’agissant à proprement parler de James Redfield et de La Prophétie des Andes, l’histoire est une légende captivante, la quête initiatique est assez palpitante. Dans son acception imaginaire. Mais si l’auteur se place d’un point de vue de la délivrance d’une vérité, je commence sérieusement à bloquer et à le penser illuminé.

Certes, de nombreuses choses sont sensées au fil de la narration et si ce n’est réalistes, du moins convoitées par les meilleures âmes de ce bas monde. Ca, c’est pour la dimension Bisounours.

Ce qui me dérange le plus, c’est cette façon d’ériger la pensée en Message et en pratiques à respecter, cette manière si semblable à toutes religions de dicter un mode de vie et de jouer sur les peurs des gens.

Au final, quelles que soient les motivations de l’écrivain, il n’est pas fondamentalement désagréable de se plonger dans ce type de livre. Occasionnellement. Cela donne l’opportunité de rêver un peu, d’espérer que la course à sa perte de l’Homme n’est pas inexorable. Mais il semble, à mon sens, un peu dangereux de s’enfermer dans ce type de lecture. Trop en décalage d’avec la réalité, le risque est de se mettre en marge, d’une façon ou d’une autre, de l’évidence factuelle qui nous entoure.

23:28 Écrit par charlotte sapin dans Culture, Essai, Littérature américaine, Livre, Roman | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it!

Commentaires

Oui, probablement il est donc

Écrit par : Nina_Tool | 20/09/2009

Répondre à ce commentaire

Ça n'engage que moi bien sûr...

Écrit par : charlotte à Nina_Tool | 26/09/2009

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.