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Rats et chiens de Conrad Botes

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Présentation de l'éditeur : Né dans une Afrique du Sud livrée aux délires ségrégationnistes de l'apartheid, dans un territoire entièrement dominé par le national-christianisme alors en vigueur, Conrad Botes s'est retrouvé, comme bon nombre de ses compatriotes, à devoir se débrouiller d'un pays schizophrène où s'affrontaient deux peuples, deux cultures, deux histoires, où la violence et l'oppression faisaient partie intégrante du quotidien. Refusant d'être le complice des bourreaux de circonstances, refusant tout autant de devenir l'otage des bonnes consciences tardives, de porter son choix sur Caïn ou Abel, Conrad Botes réclame avant tout le droit, non à la différence, mais à l'indifférence. Alors même que ses compatriotes préfèrent la culpabilité au désespoir, il se moque de l'idée d'un métissage rédempteur, d'une fraternité utopique et s'attache à dépeindre sans humeur les blessures et la mauvaise conscience qui dévore encore les âmes de son pays natal. Le Verbe s'est fait chair, mais aussi merde. Dans le charnier qu'est la vie, Botes n'oublie pas surtout que le mot "rat" est l'anagramme du mot "art". Son petit théâtre médico-légal taille dans le vif et met à jour la cruauté tapie au cœur de la culture, comme au sein de la nature. Dans son travail de peintre comme dans ses bandes dessinées s'invente donc un nouveau pop-art qui entretisse des lignes entre Goya et Disney, Borges et Hergé, Warhol et Posada, les comics et le vaudou, et retrouve la poésie surréaliste du livre de l'apocalypse. Dieu est haine, Dieu est meurtre, Dieu est vengeance. Pourtant, l'homme l'a bel et bien fabriqué à son image, alors pleurer ne sert à rien. Très loin de la vulgarité de la mauvaise conscience et de la pitié, Conrad Botes nous apprend en effet à rire de la mort et à répondre à son rictus osseux par notre plus beau sourire dentu.

Angoulême ayant mis cette année la bd sud-africaine à l'honneur, tout le monde en a parlé et a décrété que c'était génial puisque l'élite en avait décidé ainsi.

Sauf que.

L'élite peut se tromper.

Et si Conrad Botes a été encensé par tous ceux qui souhaitaient se mettre du côté des décideurs de tendances, j'ai quand même réussi à trouver une critique objective disant ce qui est : Rats et chiens de Conrad Botes, c'est à chier ! Le graphisme écorche la rétine et les scénarios (puisque tel est le pluriel préconisé par l'Académie française et non celui de scenarii), quand ils ne sont pas incompréhensibles, sont inintéressants mais surtout, dépourvus de tous les messages politico-existentialistes prêtés à l'auteur.

A éviter absolument !

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