Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Un mariage poids moyen de John Irving

Editions du Seuil - 294 pagesmariage.jpg

Quatrième de couv' : "Composé avec un aisance qui laisse songeur, constamment divertissant, écrit au rasoir, Un mariage poids moyen est le livre d'un futur grand écrivain, mélange de William Styron et de Woody Allen, le maître incontesté d'une génération qui n'est pas près de se perdre." Patrick Besson, le Quotidien de Paris "Une histoire à quatre, c'est six fois plus compliqué qu'une romance à deux, sur le papier. Mais dans les pages d'Irving, çà devient de plus loufoque, tordu, contradictoire et drôle." Jean-François Fogel, Libération

Quand les gens sont un peu tristes, un peu désorientés ou un peu nostalgiques, ils ont besoin de quelque chose qui les rassurent. Pour certains, il s'agira de déguster un mets spécifique, pour d'autre de feuilleter un album photos... Les méthodes sont aussi diverses et variées que le sont les personnes. Pour ma part, il s'agit de lire. Mais quand le besoin de rassurance devient vraiment intense, il ne me suffit pas de lire n'importe quel livre. Il me faut un Irving ; je les ai tous et les ai tous lus de deux à... pfff... huit, neuf, dix fois, que sais-je (depuis 16 ou 17 ans hein !) ? Ce qui explique que, malgré mon fétichisme bibliophile me poussant à préserver à l'état neuf mes chers livres, mes "John Irving" sont pour le moins éprouvés.

C'est ainsi que j'ai relu dernièrement Un mariage poids moyen qui nous parle de l'amour à quatre. S'il est de minces affaires en amour, celle-ci ne l'est assurément pas. Comment pourrait-il en être autrement puisqu'au lieu d'avoir à traiter deux moi et un nous, nous avons affaire à quatre moi et six nous (deux couples légitimes, deux couples illégitimes et deux relations d'avec le même sexe, amicales, rivales ou sexuelles) ? Et Irving de retranscrire magnifiquement cette complexité par un traitement pluri-narratif exceptionnel qui nous fait passer des ressentis et perceptions d'un personnage à l'autre. Et comme d'habitude, l'on y trouve humour, gravité, érotisme... Bref, tout ce qui est, tout ce qui fait la vie.

Extrait :

Quand j'y songe : j'ai raconté et raconté cette histoire à Séverin Winter, à en perdre la voix ! Je n'ai fait que lui répéter afin qu'il comprenne : Utch est loyale. La patience est une forme de loyauté, mais il ne l'a jamais compris.

- Séverin, lui disais-je, elle est vulnérable pour la même raison qu'elle est forte. Où qu'elle place son amour, elle fait confiance. Elle attendra jusqu'au bout, elle supportera - à tout jamais - si elle aime.

Les commentaires sont fermés.