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Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Editions Gallimard - 4 albums parus

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Marguerite Abouet : « Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, "la vie continue"...»

Nous présenter une autre Afrique que celle de tous les rapports et autres informations catastrophiques, tel est le pari réussi de l'auteur Marguerite Abouet et de l'illustrateur Clément Oubrerie.

L'histoire commence en 1979, dans le quartier populaire d'Abidjan Yopougon, également appelé Yop City. L'on y découvre l'héroïne Aya, sa famille, ses amis et de nombreux personnages hauts en couleurs. Au travers des existences de ces multiples protagonistes, la culture, ivoirienne en particulier et africaine en général, nous est présentée avec beaucoup d'humour, parfois de gravité et appréhende des sujets aussi incontournables que le fossé croissant entre les pauvres et les riches, la condition de la femme, la polygamie, la famille, la sexualité, les espoirs d'un Eldorado français, etc. Tout ceci au coeur d'intrigues qui font la part belle au suspens et dans un langage imagé à mourir de rire qui mêle l'argot ivoirien (le nouchi) et le français, les langues locales et le langage de la rue.

Non seulement les quatre albums font quelque cent pages chacun mais sont en outre dotés du "bonus ivoirien" qui offre un petit lexique de nouchi, des recettes de plats traditionnels (kédjénou de poulet, soukouya, allocos...) ainsi que des astuces pour bien nouer son pagne ou rouler son tassaba (remuer son popotin) pour faire tomber les hommes à ses pieds.

Ce n'est pas pour rien que le premier tome s'est vu décerner le prix du 1er album au festival d'Angoulême en 2006 !

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