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21.10.2008
Et le bébé était cuit à point de Mary Dollinger
Jacques André éditeur - 61 pages
Quatrième de couv' : Blanche, sous l'emprise d'une mère indigne et d'un prince qui se veut charmant, travaille dans une entreprise agro-alimentaire dirigée par un ogre. Sa vie est morne, la solitude la ronge. Puis elle croise un chat, botté, et tout devient possible. Lorsque vous aurez lu ce court roman, vous ne porterez plus le même regard sur les chats en général, et le vôtre en particulier. Un conte cruel, écrit par une humoriste à l'anglaise mais d'une tendresse toute française, qui vous rappellera ce qui s'est toujours raconté depuis la nuit des temps : les hommes et les femmes s'aiment, mais ne savent ni le montrer ni le démontrer. Quand au bébé, sa cuisson reste une affaire bien délicate.
Après m'avoir gentiment fait parvenir ses deux premiers romans Au secours Mrs Dalloway et Journal désespéré d'un écrivain raté, Mary Dollinger m'a envoyé son petit numéro trois. J'aurais aimé pouvoir en faire une critique parfaite. Malheureusement, je ne peux que m'extasier sur le style et les multiples interrogations post-lecture qui ont le mérite d'être bien loin de l'indifférence. Car entre relation complexe mère-fille, symbolique de la castration et félinité mystique, je dois bien avouer qu'à l'instar d'Endiablade de Mikhaïl Boulgakov et de La course au mouton sauvage d'Haruki Murakami, des clés m'échappent, me donnant la nette impression d'atteindre les limites de mon intelligence.
Je ne peux que me réjouir du fait que, d'une manière que je n'avais pas a priori envisagée, je vais contribuer malgré tout au plaisir de l'auteur et de ses lecteurs plus érudits que moi. Alphonse Allais ne disait-il pas :
Il faut être trois pour apprécier une bonne histoire : un pour la raconter bien, un pour la goûter et un pour ne pas la comprendre. Car le plaisir des deux premiers est doublé par l'incompréhension du troisième.
Mary, si tu veux bien me pardonner et me faire part de tes éclairages, je les attends avidement.
22:27 Publié dans Citation, Culture, Littérature anglaise, Littérature française, Livre, Psy, Roman | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gwordia, littérature, roman, livre, culture, citation, psy







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Commentaires
Ecrit par : mary dollinger | 21.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : BritBrit | 21.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : charlotte à mary | 24.10.2008
Répondre à ce commentaireAu fait, tu avais fait le papier sur ta rencontre avec Jardin ?
Ecrit par : charlotte à BritBrit | 24.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : alain | 29.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : alain | 30.10.2008
Répondre à ce commentaireBises.
Ecrit par : charlotte à alain | 30.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : alain | 30.10.2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : charlotte à alain | 31.10.2008
Répondre à ce commentaireélégant et espiègle, dans une langue légère qui sait être un peu féroce, un peu drôle, un peu fantastique, un peu tendre, toujours amusée...
Ecrit par : sylvie | 30.04.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : charlotte à sylvie | 30.04.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Armelle | 26.05.2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : charlotte à Armelle | 27.05.2009
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